
Face à l’émergence de son concurrent direct Cyril Baille, Jefferson Poirot, vice-capitaine pendant le Mondial au Japon, avait été renvoyé en club avant la rencontre face à Cardiff au Pays de Galles en 6 Nations. Baille s’est luxé l’épaule droite et c’est Poirot qui revient sur le devant de la scène en étant titulaire face à l’Écosse dimanche 8 mars.
Jefferson Poirot va connaître sa première titularisation dans le Tournoi des 6 Nations 2020 face à l’Écosse. Poirot est entré en jeu contre l’Angleterre (24-17) et l’Italie (35-22) avant de disparaître du groupe qui a battu le pays de Galles (27-23), il y a quinze jours à Cardiff.
Vice-capitaine au Mondial 2019 au Japon
« Nous avons une totale confiance en Jefferson Poirot pour nous accompagner et porter le numéro 1 à Édimbourg », déclare aujourd’hui Fabien Galthié, sélectionneur des Bleus, soulignant « l’expérience » du pilier en conférence de presse au centre national du rugby à Marcoussis, aux côtés du manager des Bleus Raphaël Ibanez. Jefferson Poirot a même doublé Jean-Baptiste Gros, qui avait pourtant remplacé Baille en cours de match au Millennium stadium de Cardiff.
Poirot, joueur de Bordeaux-Bègles, doit sa place à la blessure de Cyril Baille, qui s’est luxé l’épaule droite. Son retour signe la fin de la disgrâce pour l’expérimenté pilier gauche de 27 ans, vice-capitaine de Guilhem Guirado pendant la Coupe du monde au Japon. Depuis l’arrivée de Fabien Galthié, il n’a joué que 53 minutes. Une situation inconfortable pour celui qui a commencé trente et une de ses trente-cinq sélections dans la peau d’un titulaire depuis ses débuts en février 2016.
Pas de frustration pour Poirot
Le pilier des Bleus était revenu sur son statut de remplaçant face à l’Angleterre (24-17) lors du premier match des Bleus. « On est 42, il y a une vingtaine de joueurs qui regardent le match en tribunes. Donc quand on est sur le terrain, on ne peut pas faire la fine bouche. Je prends ce qu’on me donne », avait-il indiqué. Mais il n’avait pas caché son soulagement d’être entré à la 49e minute lors de cette victoire de prestige face aux vice-champions du monde. « Il y a beaucoup de turnover, je voulais vraiment vivre cette aventure. J’aurais été vraiment frustré de la vivre depuis mon canapé ».
Jefferson Poirot, dont Fabien Galthié est le troisième sélectionneur après Guy Novès et Jacques Brunel, n’était pas très habitué à commencer une rencontre sur le banc. Cela ne lui était arrivé qu’à deux reprises dans sa carrière. En 2016 lors de ses débuts en équipe Bleu et face au Japon lors du dernier Mondial où il avait ponctuellement hérité du capitanat.
L’ancien vice-capitaine en perte d’influence au début du tournoi sait qu’il est attendu au tournant face à l’Écosse. Seule en lice pour le Grand Chelem, c’est dans la peau du favori que la France se présente à Murrayfield, où elle n’a plus gagné depuis 2014.



