Le Sénégal accepte difficilement la décision du Tribunal correctionnel de Paris qui a rejeté, hier, au fond, la demande de confiscation par l’Etat, de deux appartements sis à Paris d’un coût de 600 millions Cfa, appartenant à Karim Wade et Ibrahima Khalil Bourgi dit Bibo.
Une pilule dure à avaler pour le régime de Macky Sall. Suffisant pour que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, en marge de l’inauguration de la Cour d’appel de Ziguinchor, apporte des éclaircis sur cette affaire. Mais aussi annonce que l’Etat du Sénégal ne compte pas se laisser faire et va corriger la donne, en faisant valoir ses arguments. Ainsi, il va interjeter appel les jours à venir. Le Garde des Sceaux : «L’Etat du Sénégal va faire appel de la décision de justice française qui a rejeté les demandes qu’il a présentées pour obtenir la confiscation des biens appartenant à Karim Wade et Ibrahima Khalil Bourgi dit Bibo.» Le ministre a aussi exigé de la part de l’Etat français, la procédure d’Exequatur, laquelle vise à donner force exécutoire dans un pays à un jugement rendu dans un autre pays. Il persiste que le Tribunal de Paris ne peut pas juger une affaire qui a été atteinte par l’autorité de la chose jugée, pour avoir été déjà jugée par la Cour suprême sénégalaise. «Il y a trop de bruits autour de la décision rendue par le Tribunal de grandes instances de Paris. Il faut savoir que cette juridiction française a rendu une décision exécutoire. Le Sénégal espère que les choses se passeront comme le dicte la coopération entre la France et le Sénégal, dans le domaine de la Justice», dit-il. Comme quoi, l’Etat du Sénégal n’a pas encore dit son dernier mot sur les deux départements de Paris appartenant à Karim Wade et Ibrahima Khalil Bourgi dit Bibo.
LOBS



