Devant le Conseil de sécurité, Leonardo Santos Simão, chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a dressé le constat d’une menace en constante mutation.
Les groupes terroristes ne se limitent plus aux attaques. Ils cherchent à contrôler des territoires, des routes commerciales et des économies locales, tout en utilisant des drones, des communications sophistiquées et des cryptomonnaies et en renforçant leurs liens avec les réseaux criminels transnationaux.
Selon le Bureau d’informations des Nations Unies, cette évolution aggrave une crise humanitaire déjà profonde. Fin février, la région comptait près de 6,8 millions de déplacés internes et 1,3 million de réfugiés et demandeurs d’asile.
Les femmes, les enfants et les jeunes subissent particulièrement les conséquences de la crise, tandis que les déficits de financement réduisent les opérations humanitaires.
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Quelques signes de reprise du dialogue régional apparaissent. Mais pour construire une paix durable, les réponses sécuritaires ne suffiront pas. Il faut aussi investir dans ses fondements sociaux, économiques et environnementaux.
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