La justice sud-africaine a reporté l’examen de la demande d’extradition de Kemi Seba, à l’issue d’une audience de courte durée. Le tribunal attend les éléments du dossier officiel transmis par les autorités béninoises avant de se prononcer.
Selon plusieurs sources relayées par RFI, la demande d’extradition comprend plusieurs centaines de pages. Ce document détaille les faits reprochés à Kemi Seba, en précisant les dates, les lieux et les circonstances des infractions présumées.
Deux mandats d’arrêt ont été émis à son encontre en 2025, le premier en juin et le second en décembre. Les autorités béninoises lui reprochent notamment d’avoir diffusé, le 7 décembre 2025, jour de la tentative de coup d’État, des vidéos considérées comme un soutien aux auteurs du putsch avorté. Il est également poursuivi pour incitation à la haine, incitation à la violence et à la rébellion, blanchiment de capitaux et cyberharcèlement.
La demande d’extradition est censée contenir les preuves étayant ces accusations. Toutefois, la procédure étant entourée de confidentialité, il n’est pas possible de savoir si ces éléments ont effectivement été transmis ni sous quelle forme.
Autre enjeu majeur du dossier : les garanties d’un procès équitable en cas de transfert de Kemi Seba vers Cotonou. L’activiste a toujours contesté l’indépendance des institutions judiciaires béninoises. La décision revient désormais aux juridictions sud-africaines, alors que la procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois.
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