Au Tchad, passation de charges ce lundi au ministère de la Jeunesse, du Tourisme, de la Culture, du Sport et de l’Artisanat entre le cinéaste Mahamat Saleh Haroun et son successeur, Fougbou Djibert Younous. Jeudi dernier, un décret avait mis fin aux fonctions du cinéaste avant que l’on apprenne qu’il avait démissionné.
A l’heure du bilan de presque une année à la tête du ministère, Mahamat Saleh Haroun explique avec ses mots qu’il a fait ce qu’il a pu : « Je vous ferai l’économie d’établir moi-même mon propre bilan. Il est suffisamment connu. Monsieur le ministre, je tiens à vous informer que la Bibliothèque nationale, qui avait été érigée en son temps sous votre magister et dont j’ai trouvé les rayons totalement vides à mon arrivée, est désormais garnie de quelques milliers de livres ».
En douze mois au sein de l’appareil gouvernemental, l’ancien ministre dit avoir appris. Aujourd’hui, ce qu’il peut souhaiter à son successeur c’est de l’éthique : « Aux nouveaux ministres, on a souvent tendance à leur souhaiter du courage. Pour ma part, j’ajouterai qu’un ministre a plutôt besoin d’une certaine éthique et d’une inébranlable volonté ».
Politicien rompu et expérimenté, Fougbou Djibert Younous hérite d’un portefeuille avec de nombreux défis. Le football tchadien n’existe plus à l’international depuis plusieurs années. Les artistes, eux aussi, attendent depuis près de trois ans le paiement de leurs droits d’auteur.



