A la tête de son nouveau parti : Fada évoque les retrouvailles libérales, le groupe parlementaire des libéraux et Karim Wade

Son divorce avec le PDS entériné, le Président du parti des démocrates réformateurs « Yessal » (Ldr), Modou Diagne Fada, a évoqué les retrouvailles libérales, mais aussi son avenir à la tête du groupe parlementaire des libéraux. Selon lui, la détention de Karim Wade reste arbitraire, même s’il n’est plus leur candidat à la Présidentielle de 2019.

Retrouvailles libérales

« Nous sommes un parti d’obédience libérale panafricaniste, donc nous sommes issus de la grande famille libérale, s’il doit avoir retrouvailles nous devons être concernés. Pour le moment, nous ne sommes pas saisis par le Président Macky Sall, nous ne connaissons pas son contenu, le moment venu les instances habilitées de notre parti se prononceront. Mais comprenez que dans notre nouvelle façon de s’opposer, nous devons ériger le dialogue en règle entre le pouvoir et l’opposition. Bien entendu, dialoguer ne veut pas dire entrer dans le Gouvernement, nous avons notre bébé qui s’appelle LDR et vous allez comprendre qu’un géant est né.

Nous sommes dans l’opposition, nous entendons militer dans l’opposition jusqu’à ce que les sénégalais nous donnent la majorité aux législatives pour imposer la cohabitation au Président Macky Sall. Nousavons comme ambition d’être majoritaire à l’Assemblée. Ceux qui nous accusaient d’être de connivence avec l’APR sont en train de courir vers ce parti. A la suite d’un simple appel lancé lors de la présentation de condoléances, on en a fait un prétexte pour aller vers Macky Sall. Autant que faire se peut, nous allons nous opposer en critiquant le Gouvernement et en faisant des contre-propositions, nous allons cependant éviter les débats de bas-étage »

Libération de Karim Wade

« Il n’est plus notre candidat, mais nous continuons à demander sa libération parce qu’il est détenu arbitrairement et devrait être libéré comme demandé par les instances internationales. Et pour tout combat légal qui portera sur la défense des libertés individuelles et collectives, si nous y sommes correctement associés, nous serions prêts à y participer. »

Groupe parlementaire des libéraux et démocrates

« La Présidence du groupe parlementaire, beaucoup de gens disent que je dois faire comme Macky Sall, mais je ne suis pas Macky Sall, en plus lui a démissionné, alors que moi on m’a chassé. En plus, à part Abdoulaye Faye, j’ai accueilli au PDS toutes ces personnes qui sont aujourd’hui dans ce parti. Ma légitimité historique et celle populaire me confère le droit de donner mes prises de position. Je n’ai pas été compris et on m’a chassé. Je n’ai que deux limites, la loi et ma conscience, dans cette affaire là, si j’avais démissionné j’allais tout remettre, mais ils m’ont chassé. Je ne m’accroche à rien. Le groupe parlementaire n’appartient pas au PDS mais à l’Assemblée nationale. Si la loi m’interdit de continuer à diriger cette liste je la rendrai. Maintenant ils m’ont poursuivi devant la justice, et si jamais je rendais la Présidence du groupe, ils penseraient que j’ai peur. J’irai jusqu’au bout… »

Dakaractu