AccueilA La UNEÀ la Une: l’émotion d’une nation

À la Une: l’émotion d’une nation

« Une forte émotionrelève La Croixa régné hier matin aux Invalides lors de la cérémonie d’hommage national aux deux militaires morts en mission la semaine dernière au Burkina Faso. Au-delà de la cour d’honneur où étaient rassemblés leurs familles, leurs frères d’armes et les personnalités civiles et militaires, de nombreux Français ont ressenti le besoin de se recueillir.

Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, ont réussi, avec les autres membres de leur commando, la mission difficile qui leur avait été donnée : libérer deux Français pris en otages. “Vous avez défié la mort pour sauver des vies, a résumé le président Emmanuel Macron. Ce n’était pas un sacrifice, mais le sens même de votre engagement”. »

D’ailleurs, « le chef de l’État fut à la hauteur de la cérémonieestime Le Midi LibreDes mots simples. De la compassion. Pas larmoyant. Il a rappelé que notre armée prenait tout son sens dans ce monde balafré par des hommes fanatisés. Hier aux Invalides, il n’y avait pas de place pour la haine et les rancœurs. Marine Le Pen, en chef de bande des polémistes, était forfait. Tant mieux. Le bleu est resté sans tache. »

« On en est là, soupire La Charente LibreÀ se dire honteusement que cet hommage aux Invalides nous ferait presque du bien. Chacun s’en serait évidemment passé. On aurait aimé ne jamais connaître les noms de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Mais leurs familles, leurs frères d’armes ont donné à la France plus que le corps des deux soldats d’élite. Ils ont apporté ce qui manque à notre société anonyme et à son personnel politique : un peu de grandeur et beaucoup de dignité. »

Et « hier matin, en pleine trêve électorale, ce n’est pas seulement en France que les drapeaux auraient dû être en bernesouligne La Montagnemais dans tous les pays d’une Union Européenne concernée. Parce que les forces françaises engagées au Sahel défendent l’Europe tout entière contre le terrorisme. Il y a longtemps que la France est montée en première ligne, trop peu épaulée par ses partenaires, trop peu aidée par Bruxelles, quand une force européenne fait défaut et quand cinq ans après le déclenchement de l’opération Barkhane, le défi est immense et peut-être intenable à terme pour une seule puissance faute d’alliés. Les deux soldats du commando Hubert sont morts pour une mission qui dépasse la libération de quatre otages, affirme encore La MontagneC’est la défense du continent qui se joue là-bas. Le débat des Européennes ne devrait pas oublier ce défi. »

En effet, renchérit Nice Matin, « l’Afrique est tout simplement en passe de devenir le principal théâtre de la guerre mondiale contre le djihadisme. Pour la France, le risque d’enlisement est réel. Tout cela n’invalide pas la force Barkhane. Ça la rend d’autant plus nécessaire. Mais en sachant   l’opinion doit le savoir   que la France ne gagnera pas la guerre seule. »

Ce qui nous amène aux élections européennes… avec notamment cette question de la participation…

« L’urgence est décrétées’exclame Le MondeIl reste une dizaine de jours à peine aux 34 listes qui concourent au scrutin européen du 26 mai pour conjurer l’abstention qui, aux dires des sondages, risque d’être un des éléments marquants de la cuvée 2019. Dans les estimations, son taux oscille entre 58 % et 62 %, reflétant le manque d’appétit des électeurs pour cette élection qui, depuis le tournant des années 2000, souffre d’une démobilisation croissante. Les raisons semblent évidentes, souligne Le Monde : l’Europe est à la peine et le fonctionnement de son Parlement, qui compte 751 élus, paraît si éloigné de ce que les Français appréhendent à travers leur Ve République que tous les candidats ont renoncé à le leur expliquer. »

Alors, « pour tenter de réveiller leurs électeurs, constate encore Le Mondeles partis abusent du registre passionnel : rejet (PCF), envie (Place publique – PS), espoir (Génération. s), renaissance (La République en marche et ses alliés), appel au peuple (le Rassemblement national et La France insoumise). Tous se comportent comme si le scrutin du 26 mai était un référendum qui, d’un coup de baguette magique, allait changer le cours de l’Europe, selon les seuls desiderata de la liste arrivée en tête dans l’Hexagone. »

Autre élément important, note L’Éclair des Pyrénées, « cette campagne tourne de moins en moins autour du projet européen promis et de plus en plus autour des enjeux de politique intérieure.

Avec une grande interrogation : qui l’emportera dans le match qui oppose le Rassemblement national de Marine Le Pen à la liste de la majorité présidentielle ? Les leaders des autres listes, de la gauche à la droite républicaine, des socialistes au PR, dénoncent à l’envi ce glissement, pour ne pas dire ce dérapage : la campagne des Européennes devient de plus en plus, pointe le quotidien béarnais, un remake du second tour de la dernière présidentielle, un match retour de l’affrontement Macron-Le Pen. »

Enfin, les Européennes toujours, Libération s’intéresse de près ce matin à un candidat écossais… Un écossais qui est aussi français, français de naissance…

« Christian Allard, natif de Côte-d’Or, est deuxième sur la liste du parti indépendantiste écossais, le SNP, favori pour le scrutin européen. […] Il a de fortes chances de devenir eurodéputé, “sans savoir, dit-il, si je pourrai siéger à cause du Brexit, ce qui est vraiment absurde !” […] Au référendum de juin 2016, rappelle Libérationl’Écosse est la région du Royaume-Uni à avoir voté le plus clairement contre le Brexit, à 62 %. Deux ans plus tôt, en septembre 2014, la région avait décidé de rester au sein du Royaume-Uni (55 % contre 45 %). Un des arguments du camp contre l’indépendance était que celle-ci risquait de remettre en cause l’appartenance de l’Écosse à l’UE. Ce n’est plus le cas, pointe LibéCette fois-ci, le vote pour l’indépendance serait un moyen de rester au sein de l’UE, assure le SNP, dont la dirigeante Nicola Sturgeon s’est même engagée à organiser un nouveau référendum sur l’indépendance avant les prochaines élections parlementaires, en mai 2021. “Même les Anglais en Écosse sont tentés, affirme Christian Allard. Ils voient la différence, des universités gratuites, des infirmières et médecins mieux payés, et des acquis sociaux plus développés qu’au sud”. »

Rfi

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PUBLICITE

spot_img

PODCASTS

Recent Comments