Airbnb est accusé d’inciter les propriétaires new-yorkais à louer leurs biens pour de courtes périodes plutôt que de les proposer à la location pour des personnes cherchant à résider à long terme à New York.
D’après un article de Curbed publié le 18 mai, malgré plusieurs lois interdisant les locations de courte durée dans les immeubles collectifs, la ville dénombre bien moins d’appartements à louer que de locations Airbnb. Une critique souvent faite à l’entreprise.
Un rapport de Douglas Elliman, une société immobilière américaine, a révélé que les quartiers de Manhattan, de Brooklyn et une partie du Queens dénombraient seulement 7 669 résidences à louer. Bien loin des chiffres de locations Airbnb d’appartements et de maisons révélés par AirDNA et Inside Airbnb, deux sites tiers récupèrent les données du service de logements. Ces estimations sont respectivement de 10 572 et de 20 397 habitations.
En 2011, New York avait déjà limité les jours à court terme, inférieur à 30, dans les immeubles collectifs sans la présence du propriétaire. Elle avait également rendu illégal de publier ce genre d’annonces en 2016.
Certains propriétaires utilisent des dépendances adossées à leur résidence principale pour les louer toute l’année. D’après Curbed, il y a 10 ans, ce genre de logement aurait plutôt été mis à disposition de personnes cherchant à louer sur le long terme.
Un porte-parole d’Airbnb a réagi auprès de Curbed, « Au cours des deux dernières, l’ensemble des locations que nous listons dans la ville a diminué et représente seulement une fraction du pourcentage d’unités de location de la ville alors que les prix des loyers ont tendance à augmenter et que les permis délivrés par la ville pour la construction de nouveaux logements sont toujours en baisse d’un pourcentage à deux chiffres ».
Depuis la création d’Airbnb en 2008, l’entreprise californienne est accusée par les autorités de régulation du marché immobilier d’accaparer les résidences entraînant un appauvrissement du parc immobilier et une hausse des prix des loyers dans les grandes villes. À Manhattan, le prix du loyer moyen a atteint 3 925 dollars.
Des problématiques connues en France. Depuis 2019, la limite légale de localisation d’un bien est de 120 jours par an. Anne Hidalgo, la maire de Paris, avait déclaré ne pas être contre la location occasionnelle, mais que la location massive et multiple privait les résidents de la ville de logements.
Paris avait déjà continué RBNB
cause de la diffusion d’annonces de lieux non conformes à la législation française. La loi française oblige les particuliers qui souhaitent louer leur logement à munir leur annonce d’un numéro d’enregistrement afin d’informer la ville de leurs pratiques de location. De nombreuses annonces publiées sur le site et l’application du géant de la localisation n’en comportaient pas.
Depuis juillet 2021, si une annonce de location meublée saisonnière dans une grande ville (Paris, Lyon, Lille, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse) n’est pas enregistrée, le loueur s’expose à une amende de 5000 euros par logement et 12500 euros.
Avec siècle numérique



