Afrique subsaharienne: La circoncision permet de faire reculer le sida selon une étude

Des programmes de circoncision volontaire en Afrique associés à des traitements antirétroviraux ont permis de faire reculer les nouvelles infections par le VIH dans les communautés rurales de l’Ouganda. Ce sont les conclusions d’une étude rendue publique mardi 12 juillet dans la revue The Journal Of the American Medical Association (JAMA).

Menée entre 1999 et 2013 auprès de 45 000 personnes en Ouganda, l’étude s’est étalée sur plusieurs périodes. « A Rakai, en Ouganda, l’augmentation du nombre des hommes circoncis associée aux traitements antirétroviraux ont permis de diminuer les indices d’infections chez les hommes de la communauté », indique l’équipe dirigée par le professeur Xiangrong Kong.

Et d’ajouter : « le taux de nouvelles infections a diminué de plus d’un tiers dans les communautés où 40% des hommes avaient été circoncis. » L’étude préconise d’ailleurs la généralisation de cette association « à une plus grande échelle en Afrique subsaharienne. »

Le rapport confirme également les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) d’intégrer la circoncision dans les programmes africains de lutte contre le VIH.

Elle intervient dans un contexte alarmant au lendemain de la publication, par ONUSIDA, d’un rapport qui met en lumière des tendances préoccupantes concernant les nouvelles infections chez les adultes. Au Moyen Orient et en Afrique du Nord, le rapport évoque une hausse de 4 % par an entre 2010 et 2015. Pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, la hausse est de 57 % durant cette même période.

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