Venu co-présider la revue annuelle conjointe de la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale, Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, a soutenu que les interventions de la Banque ont connu une évolution importante et diversifiée, au bénéfice de la croissance et de l’amélioration de la qualité de vie de la population sénégalaise.
Le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal, note le ministre, comprend actuellement 21 projets actifs dont 6 projets régionaux ainsi qu’un appui budgétaire pour un montant total d’environ 1 082 millions de dollars Us, soit environ 595 milliards de francs CFA. Il précise que ce portefeuille est également complété par une série d’études analytiques dans les domaines de la pauvreté, du développement rural, du changement climatique, de l’énergie, du développement du capital humain, des mines et d’appuis sous forme de fonds fiduciaires destinés aux ministères techniques ou à des Organisations non gouvernementales (Ong).
Aussi, Amadou Ba a déclaré qu’au bout de 2 années de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), l’économie sénégalaise, tirée par l’agriculture, le secteur secondaire et le dynamisme dans les activités de services, a enregistré une évolution notable.
Selon lui, le Sénégal dispose d’atouts économiques indéniables. Mais, ajoute-t-il, la vitalité des secteurs clés de l’économie passe nécessairement par l’articulation d’une vision stratégique et par l’installation d’un cadre propice à l’investissement privé et favorable aux transferts de technologie, créateurs de valeurs ajoutées.
Par ailleurs, le ministre a lancé à la Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, que la plupart des recommandations formulées lors des précédentes revues ont été exécutées. Mais, force est de constater que des efforts restent encore à faire relativement aux lenteurs dans les procédures de passation des marchés liées à la double revue des avis de non objection par la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) et la Banque mondiale, même si des efforts ont été faits par cette dernière pour relever les seuils de passation de marché.
A cela, il ajoute des lenteurs dans la délivrance des avis de non objection, des lenteurs dans la mobilisation des fonds de contrepartie aux projets, des retards dans la signature de certains actes administratifs liés au foncier (décrets de cessibilité, etc.), des nombreuses conditions liées à des réformes dont les retards influent négativement sur les décaissements des projets et enfin, des écarts de rémunérations dans les projets qui se traduisent par une forte mobilité du personnel.
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