Usain Bolt a remporté pour la troisième fois de suite la médaille d’or sur 100 mètres aux Jeux olympiques, ce 14 août à Rio. Le Jamaïcain a devancé l’Américain Justin Gatlin et le Canadien Andre de Grasse en finale, avec un chrono de 9 secondes et 81 centièmes. Une victoire qui le propulse un peu plus encore au firmament de l’athlétisme et du sport.
Carl Lewis semble si loin derrière. C’est du jamais vu dans l’histoire de l’athlétisme et ça ne pouvait être que l’œuvre du plus grand sprinteur de tous les temps : le roi Usain Bolt, « l’éclair ». Ce 14 août 2016 à Rio de Janeiro, après Pékin en 2008 et Londres en 2012, le Jamaïcain est devenu pour la troisième fois consécutive champion olympique sur 100 mètres. Avant lui, personne n’avait jamais gagné trois fois sur la distance reine de ce sport aux Jeux.
A nouveau, il s’est pourtant fait peur avec un départ poussif. Mais une fois lancé, comme toujours… Un chrono de 9 secondes et 81 centièmes a finalement suffi au détenteur du record du monde (Berlin, 2009) pour rattraper et finalement battre la concurrence. Un nouvel exploit en finale des JO, devant un stade olympique de Rio évidemment conquis. « La foudre » devance l’Américain Justin Gatlin (9’’89), suspendu plusieurs années pour dopage, et le Canadien Andre de Grasse (9’’91), médaille de bronze.
A noter les belles 5e et 6e places du Sud-Africain Akani Simbine (9’’94) et de l’Ivoirien Ben Youssef Méité (9’’96). Le Français Jimmy Vicaut est 7e. Pourtant, ces dernières années, l’avance d’Usain Bolt sur la concurrence avait fondu régulièrement. Mais il a donc repris le large ce dimanche au Brésil. Après avoir enregistré 1 centième d’avance sur Gatlin aux derniers Mondiaux, il est à 8 centièmes de lui dans cette finale des JO. Il n’y a pas eu photo sur la ligne d’arrivée.
Et maintenant, le 200 mètres, « son » épreuve-reine
Même si l’ombre d’une disqualification plane lourdement sur la performance jamaïcaine de 2008 aux 4×100, depuis que Nesta Carter a été contrôlé positif, Usain Bolt, 29 ans, va désormais tenter d’ajouter deux nouvelles médailles d’or aux sept déjà glanées aux JO. Histoire de rejoindre pour quelque temps les deux sportifs les plus titrés en athlétisme (nombre de médailles d’or remportées aux JO). A savoir le Finlandais Paavo Nurmi, et surtout Carl Lewis, son éternelle cible.
Déjà dominée dans bien des secteurs par le Jamaïcain avant ces Jeux olympique brésiliens, l’icône du sprint américain, qui avait remporté deux titres olympiques sur 100 mètres en son temps, voit maintenant la légende jamaïquaine rafler une médaille d’or de plus que lui. Et il faudra compter sur Bolt aux 200 mètres, sa spécialité, entre les 16 et 18 août. « La foudre » est double-champion olympique sur cette distance, et détenteur d’un record du monde (Berlin, 2009 là encore).
Puis viendront les relais 4×100 mètres, le 19 août. Une épreuve en équipe sur laquelle les Jamaïcains et Bolt restent double-champions olympiques dans l’attente d’une sanction sur l’épreuve de Pékin, et détenteurs d’un record du monde non contesté (Londres, 2012). Un dernier tour de piste, histoire de repartir de ces JO 2016 sur un nouveau sans-faute. Son équipe, réserve comprise : Nickel Ashmeade, Kemar Bailey-Cole, Yohan Blake, Usain Bolt, Jevaughn Minzie, Asafa Powell.
Usain Bolt plie mais ne rompt pas
Ces dernières années, l’avance d’Usain Bolt sur la concurrence avait fondu régulièrement. Mais à Rio, il a repris le large une nouvelle fois. Plus d’une heure après sa victoire, le Jamaïcain répondait encore aux questions des journalistes, s’arrêtant devant chacun d’entre eux, tout en saluant les dizaines de spectateurs énamourés encore agglutinés près de la zone presse.
RFI



