Attaques contre le chef de l’Etat: Moise Sarr recadre Abdoul Mbaye à Lyon

La quatrième édition de la caravane de la Fédération des étudiants et stagiaires sénégalais (de France) a servi de tribune au chef du Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (Sgee), par ailleurs porte-parole du parti du Président Sall (Apr) en France pour apporter la Réplique à l’ancien premier ministre Abdoul Mbaye pour ses attaques contre le chef de l’Etat.

Selon notre confrère, Moïse Sarr puisque c’est de lui qu’il s’agit s’en est vertement pris au grade de l’ex Pm, sans avoir l’air d’y toucher. Les récentes déclarations que M. Mbaye avait formulées contre le chef de l’Etat seraient à l’origine du clash.

Joint par notre confrère l’Apériste a retracé le film de ce que le canard du Groupe du Futurs Medias a appelé «clash de Lyon». «Après l’avoir bien écouté, il m’a semblé important de faire des précisions sur certains points qu’il avait omis de souligner : les avancées significatives notées depuis son limogeage pour insuffisance de résultats. Il fallait lui montrer, argument contre argument, tout en y mettant la forme, que la cadence a été bien accélérée et que les projets sur la mobilité estudiantine, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en passant par la formation professionnelle, qu’il avait annoncés en grande pompe, avaient déjà connu un début d’exécution, voire une application bien avancée. A mon modeste avis, il a besoin d’une mise à niveau sur les politiques publiques, et d’une mise à jour sur l’état d’avancement de l’action gouvernementale»

Poursuivant, M. Sarr ajoute qu’il a saisi aussi «cette tribune pour lui faire observer, avec tact et en peu de mots, ses propres contradictions entre sa belle rhétorique sur l’entreprenariat des jeunes diplômés et son rôle de banquier classique d’hier, dont l’action mercantiliste a étouffé de belles initiatives privées, et brisé des rêves de jeunes entrepreneurs à cause de taux d’intérêts exorbitants et des garanties excessives. D’ailleurs, c’est ce que Son Excellence M. le président de la République a compris, en mettant en place dès son arrivée au pouvoir, des dispositifs d’incitation et d’accompagnement à l’investissement et à l’entreprenariat comme la Bnde, le Fonsis, le Fongip, l’Anpej, le Pse –J, le Prodac, etc., dont les résultats sont très visibles et très appréciés. Il fallait enfin lui montrer, en tant que son cadet de plusieurs années, que l’on pouvait être dans le débat intellectuel et politique, tout en restant courtois et élégant : deux qualités qui lui ont complètement manqué lors du lancement de son parti envers la première institution du pays, à savoir le Président de la République» lit-on dans l’observateur.

Igfm