AccueilACCUEILAvant le verdict du TAS : Mustapha Hadji prend position et charge...

Avant le verdict du TAS : Mustapha Hadji prend position et charge l’arbitre Ndala

Alors que le Sénégal et le Maroc attendent toujours le verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant l’issue de la finale de la CAN 2025, la polémique est loin de s’éteindre. Ancien international marocain, Mustapha Hadji est revenu sur les événements de Rabat et pointe notamment la responsabilité de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, qu’il accuse d’avoir commis une erreur en permettant à la rencontre de reprendre.

Dans un entretien accordé au média arabe Kooora, le Ballon d’Or africain 1998 a clairement pris position en faveur des Lions de l’Atlas. À ses yeux, le retrait temporaire des joueurs sénégalais lors de la finale devait entraîner une sanction réglementaire, ouvrant ainsi la voie à une victoire du Maroc sur tapis vert.

« Le Maroc n’a commis aucune faute, alors que les joueurs sénégalais ont quitté le terrain. La loi dit donc que le Maroc a le droit de récupérer la Coupe d’Afrique », a-t-il déclaré. L’ancien milieu offensif marocain se montre catégorique sur la légitimité du sacre attribué à son pays : « Nous n’avons pas volé la Coupe. Nous l’avons gagnée selon le règlement et les événements qui se sont produits sur le terrain. »

Jean-Jacques Ndala dans le viseur de l’ancien international marocain

Au-delà de la position qu’il défend sur l’application du règlement, Mustapha Hadji s’en prend directement à Jean-Jacques Ndala, l’arbitre de cette finale disputée le 18 janvier à Rabat. Il lui reproche d’avoir autorisé la reprise du match après le départ momentané des joueurs sénégalais, intervenu à la suite du penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel.

« L’arbitre a commis une grave erreur lorsqu’il a décidé de poursuivre le match après la sortie des joueurs sénégalais », a-t-il soutenu. Hadji s’interroge également sur le rôle des assistants, de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) et des responsables de la Confédération africaine de football (CAF), estimant que la décision de poursuivre la rencontre aurait dû faire l’objet d’un encadrement plus strict.

L’ancien international va plus loin en affirmant que les Sénégalais connaissent les dispositions réglementaires applicables à cette situation. Selon lui, la reprise du match aurait surtout permis d’éviter une escalade des tensions et des incidents plus graves.

Cette prise de position intervient dans un contexte toujours tendu entre les deux pays. Sur le terrain, le Sénégal avait remporté la finale sur le score de 1-0 après prolongation. Mais le jury d’appel de la CAF a ensuite sanctionné les Lions de la Teranga par un forfait, transformant le résultat en victoire marocaine sur le score de 3-0.

Contestant cette décision, le Sénégal défend la validité du résultat acquis au terme de la rencontre. Pour les autorités sportives sénégalaises, le fait que le match ait repris puis été achevé constitue un élément central dans la contestation de la sanction.

Le dossier repose ainsi sur une question essentielle : le retrait temporaire des joueurs sénégalais justifiait-il une défaite par forfait, malgré la reprise et la conclusion de la finale ? C’est notamment autour de l’interprétation du règlement et du principe de l’autonomie des décisions prises sur le terrain que se cristallise le différend.

En attendant que le TAS rende sa décision prévue au mois de novembre, les déclarations de Mustapha Hadji illustrent la profondeur du désaccord entre les deux camps. Le verdict de la juridiction sportive de Lausanne sera déterminant pour mettre un terme à cette bataille juridique et établir définitivement le sort du trophée de la CAN 2025.

Sunuafrik radio

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PUBLICITE

spot_img

PODCASTS

Recent Comments