Une autopsie a été réalisée, ce 3 décembre, sur la dépouille de l’opposant camerounais, Anicet Ekane au Cameroun, en dépit des protestations de la famille, rapportées par les avocats du disparu. Ces derniers, constitués en collectif, ont précisé que la famille émettait des réserves sur l’intégrité des légistes désignés par le gouvernement et souhaitait adjoindre à cette équipe des experts indépendants.
Instruite par le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé, l’opération s’est déroulée en l’absence de la famille du disparu ou de ses avocats. Ce 3 décembre, dans une vidéo devenue virale, l’une des soeurs d’Anicet Ekane a redit l’opposition ferme de la famille pour cette autopsie, faisant part de leur suspicion sur la sincérité de la démarche et réclamant la présence de médecins légistes indépendants.
À Douala, où résidait Anicet Ekane. Le siège de son parti, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), est devenu comme un lieu de pèlerinage. Des militants et anonymes éplorés y affluent continuellement depuis lundi premier décembre, jour de son décès, dans l’attente d’une date pour la tenue des obsèques.
Avec RFI



