Ce mardi toute la journée, les partisans de la nouvelle junte au pouvoir au Burkina Faso se sont rassemblés à Ouagadougou sur la place de la Nation, à l’appel notamment du mouvement « Sauvons le Burkina » pour célébrer le coup d’État.
En milieu d’après-midi, le mouvement « Sauvons le Burkina », organisateur du rassemblement et soutien des pustchistes, était en conférence de presse. Sa coordinatrice Anaïs Drabo se refuse de parler de coup d’État.
« On a tout braqué, on nous a suivis. Vous voulez qu’on fasse comment ? On va lutter pour nos enfants, affirme-t-elle. Ce qu’on ne nous dit pas, c’est quand les terroristes viennent, on décapite et on démembre les gens. Ça, la population ne le sait pas. Oui, je vous le dis, je suis dans la joie parce que je ne pense pas que ce qui s’est passé est un coup d’État. Je parle d’une libération. »
Le mouvement a réaffirmé qu’il n’hésitera pas à retourner dans les rues, explique son porte-parole, Valentin Yamkoudougou : « S’il y a des manquements, nous allons attirer leur attention. Si ces manquements perdurent, nous serons encore dans les rues. »
Avec Rfi



