Comme annoncé plus tôt dans la journée, la procédure de mise en accusation devant la Haute cour de justice connaît une nette accélération pour cinq anciens ministres du régime précédent. Sont concernés : Moustapha Diop, Mansour Faye, Aïssatou Sophie Gladima, Ismaïla Madior Fall, et Salimata Diop, tous mentionnés dans une lettre officielle transmise par le ministre de la Justice à l’Assemblée nationale.
Les dossiers entre les mains du Parlement
La semaine dernière, Mbacké Fall, procureur général près la Cour d’appel de Dakar, a confirmé que les dossiers concernant ces anciens responsables ont déjà été transmis au Parlement. Cette démarche ouvre la voie à une éventuelle saisine de la Haute cour de justice, habilitée à juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
Selon le procureur, le parquet détient huit rapports d’enquête portant sur les ministères suivants : Géologie et Mines, Culture, Sports, Santé, Femme et Famille, Développement industriel, Petites et Moyennes entreprises, ainsi que Développement communautaire.
Levée d’immunité en cours pour deux députés
Deux des anciens ministres visés, Salimata Diop et Moustapha Diop, sont aujourd’hui députés à l’Assemblée nationale. Une demande de levée de leur immunité parlementaire a été déposée, conformément à l’article 52 du Règlement intérieur.
Le processus parlementaire est déjà en marche. La Conférence des Présidents a validé la mise en place d’une commission ad hoc, qui se réunira le vendredi 25 avril à 10h. Une plénière de ratification aura lieu le lundi 28 avril à 10h, suivie d’une séance consacrée à la levée de l’immunité le vendredi 2 mai à 10 heures.
Prochaine étape : la plénière du 8 mai
En parallèle, la Commission des Lois se réunira également le 2 mai à 15 heures pour examiner les différents dossiers des anciens ministres. Une plénière décisive est prévue le jeudi 8 mai à 10h, qui pourrait marquer un tournant majeur dans la reddition des comptes de l’ancien régime.
Cette procédure, inédite par son ampleur, met en lumière la volonté des nouvelles autorités de renforcer la lutte contre l’impunité et de donner un signal fort en matière de transparence dans la gestion publique.



