Scandée par les appels en faveur d’un “cessez-le-feu”, la “conférence humanitaire” organisée jeudi à Paris pour tenter de débloquer l’aide vers Gaza a permis d’atteindre un milliard d’euros d’engagements nouveaux depuis l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre.
“C’est à la protection des civils qu’il nous faut travailler. Il faut pour cela une pause humanitaire très rapide et il nous faut œuvrer à un cessez-le-feu”, a déclaré Emmanuel Macron devant les représentants d’une cinquantaine de pays et d’organisations humanitaires, qui n’avait jusque-là évoqué que la nécessité d’une “trêve”.
Après la conférence, une dizaine d’ONG ont exprimé leur amertume. “On est assez déçus car il n’y a pas eu de consensus sur un cessez-le-feu immédiat (…). Au-delà de l’aide mobilisée, l’enjeu est de la faire rentrer à Gaza”, a estimé Jean-François Corty, vice-président de Médecins du Monde, devant la presse. “Si la seule chose qu’on obtient, c’est seulement une ou deux journées de trêve, c’est insuffisant”, a renchéri Isabelle Dufourny, présidente de Médecins sans frontières France. “La mise en place de secours sur le champ de bataille, c’est impossible”.
Avec le site l’humanité



