AccueilACTUALITECongo-Brazzaville: Noël-Mienanzambi Boyi, un exemple de détention arbitraire?

Congo-Brazzaville: Noël-Mienanzambi Boyi, un exemple de détention arbitraire?

Au Congo-Brazzaville, une dizaine d’organisations de la société civile spécialisées dans la défense des droits de l’homme dénoncent dans une déclaration commune « le climat de terreur » qui s’est installé selon elles dans le pays depuis plus le référendum constitutionnel d’octobre 2015.

Vagues « d’arrestations et de détentions arbitraires », « actes de torture », ces organisations s’insurgent contre ce qu’elles qualifient de politique du « tout sécuritaire » et réclament un dialogue dans le pays. Parmi les cas dénoncés dans ce communiqué, l’arrestation le 21 décembre du président d’une organisation de la société civile.

Pour les organisations de défense des droits de l’homme, Noël-Mienanzambi Boyi est le dernier exemple sur une longue liste de ce qu’ils considèrent comme des « détentions arbitraires ».

Arrêté le 21 janvier, l’homme aurait été transféré depuis à la DGST, la direction de la surveillance du territoire. C’est ce que disent ses proches, par ailleurs sans nouvelles de lui. Une arrestation « incompréhensible » aux yeux de Joe Ebina, qui dirige une plateforme de la société civile, puisque cet homme, dit-il, président d’une organisation de promotion de la paix, aurait été récemment mandaté par le Premier ministre congolais en personne pour tenter de mener une médiation entre le pouvoir et le pasteur révérend Ntumi.

Mais la version des autorités est tout autre. Une source gouvernementale dément formellement que Noël-Mienanzambi Boyi soit impliqué dans une médiation mais confirme l’arrestation. Selon cette source, l’homme est « un porteur de valise », accusé d’avoir fait passer des vivres et des messages au pasteur Ntumi et, poursuit cette source, a été surpris « en flagrant délit de livraison de médicaments » au pasteur et à ses hommes qui se cachent toujours en forêt. Il n’aurait pas agi seul, mais avec un complice. Selon les autorités, les deux hommes sont par ailleurs entre les mains de la police judiciaire et non à la DGST.

rfi

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