Friday, June 14, 2024
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Congo-Brazzaville: réactions après les déclarations du pasteur Ntumi

Un pas de plus vers la paix définitive vient d’être franchi dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville. L’ex-chef de la rébellion, le pasteur Ntumi – de son vrai nom Frédéric Bintsamou – a rencontré mardi 21 août les membres de la commission chargée de mettre en œuvre le processus de paix.

Une première depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu du 23 décembre 2017. Lors de cette rencontre, le pasteur Ntumi a donné son accord pour le ramassage des armes de ses anciens combattants. Le gouvernement estime qu’une étape importante vient d’être franchie. Certains habitants du Pool interrogés par RFI, eux, attendent de voir le désarmement se concrétiser.

« Pour paraphraser Henri Kissinger, nous sommes dans une politique des petits pas, qui ne sont pas forcément spectaculaires, mais qui permettent de faire avancer étape après étape le chemin qui mène vers la paix ». Thierry Moungalla, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, estime que la rencontre entre le pasteur Ntumi et la commission est la preuve que la question de la paix dans le Pool progresse.

« La rencontre qui a eu lieu avait pour objet de montrer que le processus se poursuit, puisque monsieur Ntumi a déclaré clairement – au-delà de ses revendications personnelles – qu’il allait demander à ses hommes de se joindre aux techniciens qui sont chargés, sur les différents sites, d’assurer la collecte et le ramassage des armes. Donc nous avançons dans la bonne direction. Le reste va se construire et se décanter au fur et à mesure de l’évolution du temps et des choses. Nous allons trouver des solutions entre Congolais pour définitivement ramener la paix dans le Pool. »

Le problème de la réintégration

Il faudra ensuite résoudre l’épineuse question de la réintégration de ces anciens combattants au sein de la société congolaise. « Il y a deux aspects. Un aspect purement technique d’abord, qui consiste à ce que les armes soient rendues. Et ensuite, c’est un processus lent, long et coûteux qui consiste à les réintégrer dans la société. Non seulement une réinsertion socio-économique, mais une réintégration dans la société, y compris sur le plan moral », souligne le ministre de la Communication.

« C’est un processus qui va demander une addition d’expertises », poursuit Thierry Moungalla. « Au niveau national, je crois que des choses se mettent en place. Il y a un haut-commissariat qui a été réactivé et qui est confié au ministre Landry Kolélas. Et il y a des demandes qui sont faites vers les organisations internationales multilatérales, notamment du système des Nations unies. Je crois que dans le cadre de cet effort global, il y aura des propositions qui seront faites et des moyens qui seront dégagés pour la réintégration de ces anciens miliciens. »

“C’est un message rassurant, très rassurant même. Parce qu’avec les armes au Pool, rien ne va marcher. Nous voulons que cette opération soit assurée et que ça se manifeste rapidement. Et qu’on en finisse. On ne veut plus parler de ça. On ne veut plus entendre les armes dans la région du Pool !”

rfi

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