La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains a organisé, la semaine dernière, un atelier articulé autour du thème : “Droits humains et réformes législatives au Sénégal : dialogue parlementaire sur le droit de la famille, la protection de l’enfant et l’élimination des mutilations génitales féminines “. Cette rencontre a été organisée en collaboration avec la Commission nationale des Droits de l’Homme du Sénégal et a vu la participation des représentants de l’Exécutif, des organisations de la société civile, des agences des Nations unies, des acteurs religieux et des universitaires.
L’objectif général de cet événement majeur était de renforcer la protection des droits humains, notamment ceux des femmes et des enfants, en soutenant une réflexion parlementaire sur les réformes du Code de la Famille et l’adoption du Code de l’Enfant, ainsi que sur l’élimination des mutilations génitales féminines.
Mais l’association Ndeyi askan wi ne semble pas être en phase avec le discours tenu par la Pre Amstou Sow Sidibé, qui dirige la Commission nationale des Droits de l’Homme mais aussi le député Me Abdoulaye Tall. “Si Ndeyi askan wi est à nouveau devant la presse, c’est parce que l’ombre, encore, se meut. C’est parce qu’il est de notre devoir de prémunir notre peuple croyant contre les incantations de la prêtresse en chef, des adeptes de Maputo. Madame, vous vous plaignez de votre échec, depuis 1972, à faire passer vos propositions de loi, votre impuissance, depuis lors, à faire de “notre” code de la famille, le réceptacle des délires de Maputo. Madame, le code de la famille de 1972 dont vous criez sous tous les toits qu’il est consensuel est loin de l’être. Les dénonciations véhémentes de notre leadership religieux de l’époque sont encore là, archivées et à la portée de tous.
“Cela ne passe pas… !” Avez-vous constaté.
Eh bien, cela ne devrait pas vous étonner.
Madame, vous ne nous parlez pas.
Madame des droits humains, des traités et conventions internationaux ; Madame des
principes de Belgrade et autres rencontres du système des Nations unies, Madame de
Beijing et de Maputo, ce n’est pas là un simple refus, c’est un désaveu, un rejet du
projet que vous incarnez et des principes qui le fondent.
Soyez sûre, Madame que de votre déconvenue, vous n’avez vu, jusque-là, que le premier poil de la queue. Ou alors, Madame, prenez votre courage à deux mains. Regardez droit dans les yeux
vos amis de Belgrade, de l’ONU, de Maputo et surtout, surtout, du pays de Mr Trudeau, dites-leur que l’enfant sénégalais et sa mère se portent à merveille au sein d’une nation souveraine, digne, à l’abri de l’odeur nauséabonde des financements occultes.
Qu’ils sachent que le sénégalais de souche est, bien souvent, aux antipodes de l’image
de certains de ses représentants, l’échine en arc, la main tendue… Le peuple sait qui il
est. Et il sait qui vous êtes…”, ont déploré les membres de cette association.
“N’oubliez surtout pas de leur dire, Madame, que les traités déguisés en mode
“boubous” et “taille basse wax” à la sénégalaise signés sur le dos des sénégalais, sur la pointe des pieds, en catimini, par une poignée de pseudo intellectuels, féministes, acculturés, à la solde des lobbies, ne font plus recette et ne prospéreront plus. Nous avons autant faim de notre pain que de notre dignité.
Enfin, Madame, dites-leur de “lever le genou de notre cou, et de nous f… la paix”
comme disait l’autre. Bien au-dessus de la loi supranationale, il y a la volonté populaire et toujours la lumière est là pour dissiper les ténèbres. Et nous nous comprenons… Vous pourriez bien sûr rétorquer, Madame, que pareille déconvenue, pourrait mettre
définitivement en berne, votre drapeau des droits humains. Mais que Diable ! Au
moins, vous auriez la satisfaction que votre patrie, les “Ndeyi askan wi” que nous
sommes, épouses, mères, sénégalaises en somme, vous comprendront et se
reconnaitront en vous, en une sœur, qui parle enfin Sénégal et non ONU et Belgrade”, ont-elles martelé.
Votre complainte pathétique pour dire que toutes les lois sont là, mais que “ça ne passe pas”, est un aveu de taille, qui traduit, à suffisance, la vanité de votre combat contre la majorité et le culte de 97% des sénégalais et dont la suprématie, consacrée par la règle démocratique et la constitution, vous hérisse comme vraiment pas possible. Madame, qu’est-ce que l’Islam vous a fait ? Vous n’êtes pas, avec vos disciples, porteuses de l’idéal féminin sénégalais et vous le savez bien, vous venez d’ailleurs de l’avouer. Vos assertions sur l’enfant sénégalais et sa mère sont fausses et dénuées de fondement.
La mère sénégalaise est l’axe qui retient sa famille sur orbite. Elle est “Yaye Booy”:
deux mots d’amour et d’affection qui en disent long, qui anticipent même sur le destin, la mémoire collective familiale, pour se muer et devenir “mame booy”.
Elle résume le devenir collectif . Jusque dans le patronyme, elle règne en maitresse absolue, encore première dans le
cœur de “gooru yaay”, le patrimoine distinctif, d’une lignée à l’autre, “doom dja
ndeye dja”. Mais il faut rester soi, pour savoir cela. Même le dernier souffle de la victime du “Barca barsakh” s’éteint sur l’ultime quête de sa bénédiction “dama beugoon téral sama yaay”. C’est celle que l’on veut chérir et combler par-dessus tout.
Même la tradition prophétique exalte trois fois la consécration de la primauté de la
mère sur le père. Mais, il faut de la foi, pour savoir cela. “La mère avant, la mère après, la mère ensuite puis le père” affirme le Prophète (PSL). Et vous, vous voulez nous faire croire qu’une mère ne compte pas.
Vous n’avez certainement jamais assisté à ce que l’on appelle ici “le sacre de djaak’ :
cette apothéose du couronnement de la femme mère, qui reçoit les honneurs, à
l’occasion des baptêmes, le fameux “djaak nangul” qui récompense le sacrifice
maternel, la patience, l’endurance et l’abnégation de la reine mère, vous sauriez alors ce que vous manquez avec Belgrade et Maputo”, ont-elles pesté .
“Venons-en à présent à vous Maître.
Quelle surprise ! Votre discours est loin d’être en adéquation avec votre qualité d’élu du peuple. Votre discours est loin d’être en adéquation avec celui du Président Bassirou Diomaye Faye qui disait qu’il est impératif de rompre avec toute tentative d’imposer des normes civilisationnelles unilatérales. La responsabilité première d’un élu du
peuple, c’est d’écouter tout le peuple sur les grandes questions qui le concernent et non de faire dans la partisannerie.
Vous êtes Président de la Commission des lois de notre auguste Assemblée Nationale, Aussi, vous êtes tenu de connaître les contradictions qui agitent notre pays et dont le code de la famille, les droits de l’enfants, ainsi que d’autres questions du genre sont le point de cristallisation. Vous avez raison, Maître, le divorce a pris le dessus sur le mariage. Les lieux de la justice sont envahis par les demandeurs de la rupture du lien matrimonial. Mais pouvait-il en être autrement quand on sait la volonté de s’écarter des règles de droit islamique qui a présidé à l’élaboration du code de 1972.
Maître, vous évoquez la nécessité d’adapter le code aux exigences de la modernité. Avec en ligne de mire les quelques dispositions rescapées du droit musulman du code de 1972 et dans l’oubli coupable que la législation divine transcende le temps”, ont fait savoir les membres de Ndeyi askan wi.
“Maître, il n’y pas d’exigences de modernité qui puissent rendre caduques, obsolescents la volonté de Dieu et les enseignements du Prophète envoyé à toute l’humanité, porteur du dernier message atemporel. Maître, Ces partenaires techniques et financiers qui vous entourent, ce sont les mêmes du système que vous avez tant décrié. Ils ne sont certainement pas autour de vous pour vos beaux yeux. Ils ne financent que les projets qui sauvegardent leurs intérêts et consacrent l’hégémonie de leur culture.
En fait, au change, ils veulent un renoncement à notre identité et à notre dignité. A moins d’être malade, qui serait prêt à cet échange ? Maître, vous êtes Patriotes, de surcroit Porte-parole national de PASTEF-Les Patriotes. Dans votre offre politique qui a mobilisé bien de sénégalais, figurent en bonne place, le patriotisme et la souveraineté. Nous osons croire que vous tiendrez la promesse de cette offre, que votre fidélité d’abord, en tout lieu et en tout temps, au peuple Sénégalais, ancré dans sa foi et sa culture”, ont-elles déploré.
“Dans une dynamique de rupture, des réformes ne peuvent absolument pas manquer touchant nos codes, nos lois, notre constitution. Au nom d’Allah SWT, au nom du peuple sénégalais croyant et singulièrement des 97% de musulmans d’entre eux, au nom de la famille, de la femme et de l’enfant, nous sommes prêtes à engager le combat pour que cette rupture ne se fasse à l’encontre des intérêts de notre peuple et de son système de valeurs.
Allah est le plus grand”, ont-elles conclu.
Sunuafrik radio



