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Coupe du Monde 2018 : Le Nigéria s’incline face à la Croatie (0-2)

La Croatie n’a pas eu besoin de forcer son talent pour dominer des Nigérians trop prévisibles et assez inoffensifs (2-0). Les Croates prennent la tête du groupe D.

Ce Mondial est probablement la dernière chance pour la belle génération croate de briller dans une compétition majeure. Souvent attendue comme un outsider, la Croatie n’a plus passé le premier tour d’une Coupe du monde depuis 1998, et s’était arrêtée en huitièmes de finale lors du dernier Euro.

Alors il s’agissait de bien débuter contre le Nigeria, samedi soir, après avoir vu l’Argentine être tenue en échec par l’Islande (1-1) dans le même groupe. L’occasion était belle et l’équipe au damier ne l’a pas manquée. La première période était très pauvre en occasions, la Croatie affichait davantage de maîtrise technique sans vraiment être dangereux, tandis que le Nigeria manquait lui d’inspiration, à l’image des frappes lointaines d’Alex Iwobi (13e), Oghenekaro Etebo (22e) ou Victor Moses (45e+1).

Il fallait un coup du sort pour voir la Croatie passer devant. Sur un corner, Ante Rebic et Mario Mandzukic touchaient le ballon mais c’était finalement le malheureux Etebo qui le déviait dans son propre but (1-0, 32e). Si l’ouverture du score libérait un peu les Croates, le match restait loin d’être passionnant.
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Au retour des vestiaires, les Nigerians revenaient avec de meilleures intentions mais étaient toujours aussi brouillons. La tête de Leon Balogun (47e) n’était pas cadrée, et celle d’Odion Jude Ighalon n’inquiétait pas Danijel Subasic (59e). Pas vraiment de quoi s’enflammer, ni se régaler dans cette partie trop souvent soporifique, même si quelques mouvements croates étaient parfois bien construits. Les Super Eagles offraient finalement l’opportunité à la Croatie de s’échapper au tableau d’affichage quand William Troost-Ekong était coupable d’une faute grossière sur Mandzukic dans la surface (70e). Modric se chargeait de transformer le penalty et de mettre à l’abri son équipe (2-0, 2-0) dans cette fin de match. L’entrée de Kelechi Iheanacho n’y changeait rien, le Nigeria semblait avoir baissé les bras et restait incapable de trouver la solution pour inquiéter le gardien de Monaco. Le coup de sifflet final arrivait à point nommé pour mettre fin à cette journée de Coupe du monde à quatre rencontres. Retrouver les huitièmes de finale comme en 2014 s’annonce très compliqué pour un Nigeria à côté de son sujet, alors que la Croatie débute idéalement la compétition avant de se mesurer à l’Albiceleste qui aura besoin de se rattraper.

Luka Modric, le régulateur au milieu

Personne n’aura découvert que Luka Modric est un joueur délicieux. Depuis maintenant six ans, le milieu de terrain croate fait le bonheur du Real Madrid, un club avec lequel il a remporté quatre Ligue des champions. Généralement positionné un peu plus en retrait dans ce match, il a donné le tempo dans l’entrejeu. Une justesse toujours aussi impressionnante, un sens du jeu incroyable, des transversales millimétrées, Modric est bien la pièce essentielle de cette Croatie, réputée pour ses joueurs très techniques. Difficile de ne pas redouter une équipe qui se présente avec un duo Modric-Rakitic au milieu. Le Madrilène est même impliqué sur les deux buts puisqu’il a tiré le corner à l’origine du premier, avant de se charger de transformer le penalty pour faire le break dans le deuxième acte. Le joueur n’est visiblement pas fatigué après une saison pleine avec son club. Vivement la suite et cette rencontre face à l’Argentine jeudi prochain.
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Victor Moses, volontaire mais trop brouillon

C’est une équipe tout entière qui n’a pas brillé, pas convaincu et pas rassuré pour son entrée dans le Mondial. Le Nigeria a vraiment été décevant contre la Croatie. Un peu à l’image de Victor Moses. Le joueur de Chelsea a beaucoup essayé dans cette rencontre (64 ballons touchés) mais il a quasiment tout raté. S’il a affiché beaucoup de bonne volonté, c’était souvent sans succès. Aligné un peu plus haut qu’en club, il a été très brouillon (65% de passes réussies) et jamais dangereux. Il a tenté sa chance de loin (49e) ou dans la surface (87e), en vain. Pour sa défense, il n’a pas toujours été aidé par ses partenaires, parfois apathiques sur le terrain. A ce niveau-là, difficile d’imaginer Moses et ses partenaires inquiéter l’Islande et l’Argentine…

Avec France Foot

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