“Le Senegal vit, à la fois, une crise économique aiguë et une crise politique qui, comme un volcan, est en train de sortir la matière magmatique
À cette occasion, et fidèle à notre sagesse ancestrale qui voudrait que les doyens soient ménagés, je voudrais lancer un appel .Du haut de mes presque 80 ans. J’ai pratiqué la politique, l’économie et les finances de près.
Cet appel est lancé aux trois personnalités qui ont eu à présider aux destinées du Sénégal et qui sont encore parmi nous. Que Dieu leur donne longue vie et santé. Je veux parler des Présidents Maître Abdoulaye Wade, Abdou Diouf et Maky Sall.
Ils doivent tenir une réunion d’urgence, même il s’agit d’une réunion virtuelle. Ils doivent s’engager à faire en sorte que le volcan reste un volcan. Mais dormant.
Nos dirigeants qui sont de la jeune génération n’ont pas la sagesse stabilisatrice. Or le pays a besoin de de stabilité.
Je voudrais que ce trio se déploie pour donner un conseil. Je voudrais aussi faire le même appel à l’endroit, au moins, de trois de nos Grands khalifes Généraux . Ceux de Kaolack, Touba et Tivaoune. Mais aussi à l’Eglise Catholique ainsi qu’à celle Protestante. Dire aussi à ceux qui nous gouverne , à commencer par notre jeune Président qui est aussi le Père de la Nation, ainsi qu’à celui que j’ai accueilli comme étant mon fils aussi bien dans ma résidence de Dakar que dans celle de Kaolack que je voudrais que les choses se traitent nuitamment dans le calme . Non seulement je voudrais que le calme et la sérénité nous reviennent, mais je voudrais convoquer une réunion restreinte à une douzaine de personnes pour trouver une solution à la crise financière . Je détiens la solution par laquelle le Senegal pourra bénéficier de l’effacement de la moitié de son endettement connu et disposer de 10 000 milliards de francs CFA . Ce qui pourra lui permettre de continuer son développement jusqu’en 2030. Et, ce, sans entrave. Si je suis écouté, ce serait quelque chose que j’aurais apporté avec plaisir à ma patrie le Senegal.
J’ai déjà fait des choses semblables pour plusieurs pays africains.”
Ahmed Khalifa Niasse



