Les représentants des étudiants des universités publiques du Sénégal ont dénoncé, lors d’une conférence de presse, la réforme annoncée des bourses d’études ainsi que la gestion des arriérés, dans un contexte marqué par le décès de leur camarade Abdoulaye Ba. Ils accusent les autorités d’avoir engagé des discussions sans réelle concertation, estimant que les décisions étaient déjà arrêtées lors de l’atelier national organisé les 2 et 3 février sur la révision du décret n°2014-903 du 12 août 2014.
Nos confrères de Emedia indiquent que ces étudiants contestent notamment la suppression des rappels de bourses, les retards de paiement pour certains inscrits en Master et l’introduction de critères jugés plus stricts, comme l’obligation de déposer une nouvelle demande à chaque cycle ou l’exigence d’une moyenne minimale de 12/20. Ils réfutent par ailleurs les déclarations officielles affirmant l’absence d’arriérés et critiquent la fermeture des restaurants universitaires ainsi que les conditions d’études, particulièrement à l’Université Sine Saloum El Hadj Ibrahim Niasse, où des cours se tiendraient encore dans des locaux provisoires.
Dans ce climat de tension, un mot d’ordre de grève a été lancé. Les étudiants réclament toute la lumière sur les circonstances du décès d’Abdoulaye Ba, le paiement intégral des rappels de bourses et l’ouverture de réformes structurelles avant toute modification des conditions d’attribution. À défaut de réponses concrètes, ils menacent de paralyser le système éducatif national.
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