Des migrants expulsés des États-Unis vers la Guinée équatoriale dénoncent des violences, des intimidations et des conditions de détention difficiles dans un hôtel de Malabo, où 27 d’entre eux sont toujours retenus. Selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP, et partagés par TV5Monde, des policiers armés auraient notamment fait irruption dans les chambres et menacé les expulsés de retourner dans leur pays d’origine.
Depuis novembre, au moins 50 personnes, principalement africaines, ont été envoyées en Guinée équatoriale dans le cadre de la politique migratoire de l’administration de Donald Trump. Certaines bénéficiaient pourtant aux États-Unis de mesures les protégeant d’un retour dans leur pays, en raison des risques qu’elles y encouraient.
Parmi elles, Ahmed Soliman, un Égyptien arrivé aux États-Unis à l’âge de trois ans, affirme craindre de retourner en Égypte en raison de son homosexualité. Les expulsés expliquent également ne pas pouvoir demander l’asile en Guinée équatoriale et ne plus disposer de leurs passeports, les plaçant dans une situation de blocage.
La pression s’est accrue ces dernières semaines, alors que dix nouveaux expulsés sont arrivés à Malabo le 30 juillet. Une procédure a été engagée devant la Commission africaine des droits de l’homme pour contester ces expulsions.
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