Dans une décision qui suscite perplexité et indignation, l’administration Trump, a annoncé, le 15 juillet 2025, avoir expulsé cinq migrants en situation irrégulière vers l’Eswatini, petit royaume enclavé d’Afrique australe. Originaires du Vietnam, du Laos, du Yémen, de Cuba et de la Jamaïque, ces hommes ont été renvoyés vers ce pays tiers, faute de pouvoir être rapatriés dans leurs pays d’origine.
Selon le ministère américain de la Sécurité intérieure, les cinq migrants expulsés étaient des “criminels en situation irrégulière”. Pourtant, leurs pays respectifs ont refusé de les reprendre, poussant les autorités américaines à chercher des alternatives. L’Eswatini, anciennement Swaziland, a été choisi comme destination. Ce transfert vers un pays sans lien culturel, linguistique ou géographique avec les expulsés soulève de nombreuses interrogations sur les accords passés entre Washington et Mbabane, capitale du royaume.
Peu habitué à recevoir des migrants en provenance d’Asie ou des Caraïbes, l’Eswatini devient soudainement une destination pour les expulsés dont personne ne veut. Ce royaume dirigé par le roi Mswati III, connu pour sa gouvernance autoritaire et ses violations des droits humains, n’a pas commenté publiquement cette décision. Le choix de ce pays comme “point de chute” révèle une tendance inquiétante : les États-Unis pourraient multiplier les expulsions vers des États tiers, peu regardants sur les conditions d’accueil, tant qu’ils acceptent ces transferts.
Avec Afrik.com



