L’économie mondiale pourrait augmenter de plus de 140 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le produit intérieur brut (PIB) mondial annuel, si les objectifs de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) sont atteints.
Camilla Nordheim-Larsen, coordinatrice principale des partenariats et de la mobilisation des ressources à la Convention des Nations unies, a fait remarquer que l’action sur les terres pourrait générer jusqu’à 140 000 milliards de dollars par an et créer 400 millions de nouveaux emplois, tandis que l’inaction peut entraîner des pertes de l’ordre de 44 000 milliards de dollars. L’objectif de développement durable pour la vie sur terre est le moins financé, mais peut contribuer le plus à la résilience, a-t-elle affirmé, lors d’une session portant sur les mécanismes de financement innovants pour les paysages durables, organisé par la Banque africaine de développement et ses partenaires. Cette session a été organisée, mercredi 11 mai, en marge de la 15ème Conférence des parties de la CNULCD qui se tient à Abidjan du 9 au 20 mai.
Le coût de l’action peut sembler important, mais les gouvernements pourraient payer un prix encore plus élevé s’ils ne font rien, a-t-elle alerté.
« Les avantages de l’action contre la dégradation des terres l’emportent largement sur les coûts de la gestion durable des paysages. En Afrique subsaharienne, c’est au moins sept fois plus. L’inaction coûte aux pays subsahariens 490 milliards de dollars par an, alors que, selon l’initiative “Economics of Land Degradation”, les mesures visant à inverser le processus de dégradation des terres pourraient générer des avantages d’une valeur allant jusqu’à 1 400 milliards de dollars », a déclaré Luc Gnacadja, ancien secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et ancien ministre de l’Environnement du Bénin, actuellement coprésident du Comité exécutif du mécanisme des avantages de l’adaptation.
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