El Malick Ndiaye : « Le Sénégal est en pause, tout est à l’arrêt, sauf la transhumance à outrance »
El Malick Ndiaye n’a pas mâché ses mots pour décrire la situation du Sénégal depuis la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Invité à prendre la parole ce samedi en Italie, lors du rassemblement patriotique de Pastef Italie Villongo, l’ancien ministre a dressé un tableau particulièrement sombre de la situation du pays.
« Le Sénégal est en pause. Tout est à l’arrêt, sauf la transhumance à outrance », a-t-il déclaré, estimant que la situation actuelle contraste avec la période durant laquelle Ousmane Sonko dirigeait le gouvernement.
El Malick Ndiaye s’est également attaqué aux conditions dans lesquelles certaines nominations seraient intervenues. « Pour certaines nominations, si vous saviez les soubassements, vous seriez médusés », a-t-il lancé devant les militants.
Poursuivant, il affirme que certaines personnes auraient elles-mêmes été surprises par leur nomination. « Il y en a qui ont même eu peur quand ils ont été nommés. Certains voulaient être PCA et ont hérité d’un poste de directeur, alors qu’ils n’en avaient pas les diplômes requis. Certains n’ont que le BAC », a-t-il soutenu.
L’ancien ministre a, par ailleurs, vanté le bilan de certains responsables nommés sous le magistère d’Ousmane Sonko à la Primature. Selon lui, plusieurs directions qui étaient confrontées à d’importantes difficultés ont été redressées.
« Quand Ousmane Sonko dirigeait le gouvernement, les directeurs travaillaient. Il y a des directions qui étaient cannibalisées, il n’y avait presque pas de budget. Ils les ont redressées, recréé l’espoir et ont quitté les structures en laissant des bilans positifs », a-t-il déclaré.
El Malick Ndiaye se dit enfin préoccupé par les conséquences de la situation actuelle sur le pays. « Aujourd’hui, le Sénégal est en danger », a-t-il affirmé, ajoutant que certains bailleurs de fonds auraient désormais perdu confiance dans le pays.



