Augmenter la participation de la diaspora dans les différentes strates politiques américaines
En septembre dernier, l’administration Biden a créé le conseil présidentiel de l’engagement de la diaspora. Deniece Laurent-Matney en est la présidente. Selon elle, l’impact de la diaspora est rendu de plus en plus visible. “Il est nécessaire d’utiliser la diaspora comme un outil, et comme générateur de recommandations de politiques publiques. Les Africains ont grandement participé à la construction des États-Unis, or les Afro-Américains, Afro-Caribéens, les 1ʳᵉ et 2ᵉ générations veulent se connecter avec le continent. C’est notre rôle en tant que gouvernement de leur donner l’espace pour le faire”.
Elsie Sia Kanza, l’ambassadrice de Tanzanie aux USA insiste. “Ma préoccupation actuelle est de voir comment on peut augmenter la participation de la diaspora dans les différentes strates politiques américaines. Que ce soit dans le gouvernement fédéral, au niveau des États ou des villes. C’est important, car c’est là que les décisions sont faites. Avez-vous vu la représentation indienne dans les différentes strates américaines, c’est phénoménal ! On les voit au Congrès, dans l’administration, au niveau local. Ils se positionnent là où sont les ressources. Nous aussi, on a besoin de plus d’engagement politique des diasporas dans le pays où ils habitent”.
Un dernier exemple, Bozoma Saint John raconte que le président ghanéen lui a demandé de réécrire son discours pour les 400 ans du pays (pour la cérémonie du “Year of Return”) “Le texte était très bon, très politique. Mais en quoi cela attire les investisseurs et les consommateurs?” Elle a ajouté sa touche marketing, comme si c’était pour une des marques pour lesquelles elle a travaillé. Bilan, “5 ans plus tard, le Ghana a quasiment plus de touristes que l’on peut en accueillir. Je suis fière de ça”. Preuve que la diaspora peut avoir un énorme impact.



