Les États-Unis ont, pour la deuxième année consécutive, refusé d’accorder un visa au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui devait participer à l’Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine. Washington justifie cette décision par l’absence de réformes et par des actions jugées incompatibles avec les perspectives de paix au Proche-Orient.
“En raison de leur incapacité à mener à bien les réformes, contrairement aux engagements pris envers les États-Unis, et de leurs activités persistantes qui compromettent les perspectives de paix, les États-Unis vont prolonger les sanctions interdisant l’octroi de visas aux membres de l’OLP et aux responsables de l’Autorité palestinienne”, a indiqué le département d’État dans un communiqué.
Une source proche du dossier, citée par l’AFP et rapportée par Le Parisien, a confirmé que Mahmoud Abbas était directement concerné par cette mesure.
L’année dernière déjà, l’administration américaine avait refusé de lui délivrer un visa. Cette décision avait contraint le dirigeant palestinien, habitué à prendre la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU, à intervenir par vidéoconférence.
Washington reproche notamment à l’Autorité palestinienne d’avoir “manqué à ses engagements en faveur de la paix au Moyen-Orient”. Les États-Unis dénoncent également des initiatives visant, selon eux, à “internationaliser le conflit israélo-palestinien”, notamment à travers les recours engagés devant la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ).
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