Évacuation de sans- au Panthéon, 37
Entrés dans le monument à la mi-journée, ils réclamaient leur régularisation et une entrevue avec le Premier ministre. Des associations dénoncent des « violences policières ».https://sunuafrikradio.com/wp-admin/post-new.php

Ils réclamaient leur régularisation et un rendez-vous avec le Premier ministre. Plusieurs centaines de sans-papiers ont investi ce vendredi le Panthéon (Ve) aux alentours de 13 heures. Ils ont fini par quitter les lieux vers 16h45 mais la situation s’est tendue à l’extérieur. Dans la soirée, la préfecture de police a annoncé que 37 interpellations avaient eu lieu « à la suite de vérifications d’identité ». Plusieurs associations dénoncent des violences policières.
« Respect des monuments publics »
« Toutes les personnes qui se sont introduites dans le Panthéon ont été évacuées. La France est un État de droit, dans tout ce que cela implique : respect des règles qui s’appliquent au droit au séjour, respect des monuments publics et de la mémoire qu’ils représentent », a fait savoir Edouard Philippe en début de soirée. Mais selon les images publiées sur les réseaux sociaux et plusieurs soutiens des manifestants, la situation a dégénéré après cette évacuation.
« L’ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de prises de parole sur le racisme, nos revendications », avait pourtant expliqué auprès du Parisien un membre du collectif d’aide aux migrants La Chapelle Debout, présente à l’intérieur du bâtiment. Selon elle, 700 migrants et soutiens étaient présents en début d’après-midi. Au minimum 400 selon les estimations du Parisien.
Occupation du Panthéon par des centaines de sans-papiers
Violences policières inacceptables »
Violences policières inacceptables »
Les contestataires ont fini par quitter le Panthéon vers 16h45. L’évacuation, accompagnée de slogans scandés par les militants, s’est faite par une porte à l’arrière du monument.
Le collectif Gilets noirs mène régulièrement des actions coups de poing en soutien aux sans-papiers. En juin, ils avaient brièvement occupé le siège du groupe Elior, à la Défense, pour « dénoncer son business » réalisé avec des sans-papiers « non déclarés ». En mai, ils avaient également investi le terminal 2F de l’aéroport de Roissy contre « la collaboration d’Air France » dans les expulsions.
Des élus en soutien, d’autres très critiques
Plusieurs élus sont venus apporter leur soutien aux sans-papiers, comme les députés de la France insoumise Eric Coquerel et Danièle Obono, ou la sénatrice EELV Esther Benbassa, qui a parlé d’une action « légitime ».
À l’inverse, d’autres élus ont critiqué cette occupation. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a jugé « inadmissible de voir des clandestins revendicatifs occuper, en toute impunité, ce haut lieu de la République ».



