Gianni Infantino voit son camp se fissurer à l’approche de l’élection présidentielle de la FIFA. Le dirigeant italo-suisse, candidat à un nouveau mandat à la tête de l’instance mondiale, devrait en effet perdre un soutien important en Europe : celui de la Fédération française de football (FFF).
Selon des informations rapportées par l’AFP, la Fédération française doit officialiser ce mercredi son opposition à la réélection d’Infantino. Cette position devrait être annoncée à l’issue de la réunion de son comité exécutif, programmée dans le courant de l’après-midi.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre plusieurs fédérations européennes et le président de la FIFA. La FFF n’aurait notamment pas apprécié le projet, finalement abandonné, visant à ouvrir une partie du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
La France rejoint ainsi plusieurs autres fédérations européennes qui ont déjà pris leurs distances avec Gianni Infantino. La Suède, l’Écosse, l’Italie et la Belgique ont également exprimé leur opposition au dirigeant de la FIFA.
Ancien proche collaborateur de Michel Platini à l’UEFA, Infantino avait réussi à consolider son pouvoir depuis son arrivée à la présidence de la FIFA en 2016. Mais à l’approche d’une nouvelle échéance électorale, les critiques se multiplient et plusieurs soutiens européens commencent désormais à lui faire défaut.
Le désaveu de la Fédération française constitue donc un nouveau coup dur pour le président sortant, qui devra compter sur ses soutiens hors d’Europe pour conforter sa position et préparer sa réélection.



