FIN DE LA CONVENTION DE CONCESSION DES DROITS DE TRAFIC DE SÉNÉGAL AIRLINES (OFFICIEL)

L’État du Sénégal a mis un terme à la convention de concession des droits de trafic signée le 22 juillet 2009 avec la Compagnie Sénégal airlines, a appris l’APS lundi de source officielle.

Propriété de l’Etat et de privés sénégalais, Sénégal Airlines avait entamé ses vols commerciaux le 25 janvier 2011, après l’arrêt d’Air Sénégal International (ASI) qui appartenait au Sénégal et à la compagnie Royal Air Maroc (RAM).

Dans un communiqué, le ministère du Tourisme et des Transports aériens assure que les dispositions ’’ont été prises pour qu’il n’y ait pas de rupture du service préjudiciable aux passagers initialement pris en charge par Sénégal airlines’’.

La tutelle souligne qu’il s’agit notamment de ’’permettre aux autres compagnies opérant sur ses destinations de se substituer provisoirement à Sénégal airlines’’.

L’Etat, assure la même source, ’’a pris les dispositions pour mettre en place un pavillon national fort qui s’inscrira dans les objectifs prioritaires du projet de relance du hub aérien régional du Plan Sénégal émergent (PSE)’’.

Ce pavillon ’’permettra de capitaliser sur la compétence et l’expertise des ressources Sénégalaises en matière de transports aériens’’, selon les autorités.

Le ministère du Tourisme et des Transports aériens rappelle que malgré ‘’le soutien permanent de l’État du Sénégal, la compagnie aérienne Sénégal airlines n’a jamais pu atteindre les objectifs de développement qui lui étaient assignés dans sa Convention de Concession’’.

Cette Convention, selon la tutelle, ‘’lui garantissait l’usage exclusif des droits de trafic aérien détenus par le Sénégal’’.

’’Aujourd’hui, Sénégal Airlines présente un déficit financier important (estimé à plus de 65 milliards de francs CFA), constitué de pertes cumulées au cours de ses quatre années de fonctionnement’’, mentionne le communiqué.

Il relève qu’à la clôture de la première année d’exploitation au 31 décembre 2011, la Compagnie ’’avait déjà perdu plus de la moitié de son capital social, l’exposant à une dissolution au regard des dispositions de l’OHADA relatives aux pertes cumulées’’.

En outre, ajoute le document, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) ’’n’a pas renouvelé le Permis d’exploitation aérienne (PEA) de la Compagnie arrivé à expiration le 02 avril 2016, cette dernière ne disposant plus d’avion’’.

Aps