Emmanuel Macron veut s’attaquer au “séparatisme” religieux. Et pour y parvenir, le président de la République a fait une série d’annonces mardi depuis Mulhouse destinées à combattre “une manipulation du fait religieux qui […] consiste en quelque sorte à construire un projet de séparation de la République”, explique-t-il dans son discours. Derrière, c’est à “l’hydre islamiste” qu’il entend s’en prendre. Parmi ses cibles : les enseignements en langues et culture d’origine, ou Elco.
Les Elco ont été créés dans les années 1970 pour permettre aux enfants immigrés de suivre une formation pour garder contact avec leur culture d’origine. Les enseignements sont délivrés par des professeurs formés et engagés par le pays d’origine. La France compte ainsi neuf pays partenaires, l’Algérie, la Croatie, l’Espagne, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Serbie, la Tunisie et la Turquie.
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Dans son discours, Emmanuel Macron a particulièrement visé cette dernière. Il a souligné que cet enseignement est “assuré ici par des professeurs […] sur lesquels nous n’avons aucun regard.” C’est pourquoi il annonce la suppression du système pour le remplacer par les enseignements internationaux aux langues étrangères (EILE), initiés par Najat Vallaud Belkacem sous François Hollande, et “inscrits dans le cadre de l’école laïque, gratuite et obligatoire”, expliquait la ministre de l’époque.
“Nous ouvrirons et nous financerons des postes pour ces enseignants internationaux en langue étrangère qui seront des enseignants dont nous serons sûrs qu’ils maîtrisent le français”, “qui feront l’objet d’un contrôle par le ministère de l’Education national” et “pour lesquels les programmes enseignés feront l’objet d’un contrôle”, a développé le chef de l’Etat.
Ankara aurait “prévu la solution”
La Turquie, contrairement au Maroc ou à l’Algérie, n’a pas donné son accord pour ce basculement vers les EILE. “Si aucune solution n’est trouvée avec la Turqu…Lire la suite sur L’Express.fr



