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C’est quoi “Flirt”, le nouveau variant du coronavirus qui progresse dans le monde?

Quatre ans après le début de la crise du Covid-19, on ne compte plus le nombre de mutations du virus, pas plus que les vagues épidémiques successives. Cet été 2024 pourrait toutefois en voir arriver de nouvelles dans l’Hexagone. Une souche du virus du Covid-19,  surnommée “Flirt”, progresse en effet en Europe et notamment en Espagne, après être déjà devenue dominante aux États-Unis en mai dernier.

Sa progression est scrutée de près par la communauté scientifique, en raison de deux facteurs principalement.

De quoi parle-t-on ?

“Flirt” est en réalité un acronyme qui fait référence à une famille de nouveaux variants du virus SARS-Cov-2 devenus dominants aux États-Unis et qui émergent en Europe, dont le variant dominant KP.2. Ce dernier est issu du variant JN.1, dérivé de la famille Omicron et aujourd’hui à l’origine de la majorité des infections en France.

À titre de repère, aux États-Unis, le variant “Flirt” représentait 1% des cas à la mi-mars, 3,8% fin mars, et en représente désormais plus de 28% selon le New York Times, ce qui en fait désormais la souche dominante aux États-Unis. Moins actif en Europe pour l’heure, il a néanmoins déjà été repéré dans 14 pays, dont l’Espagne, et notamment en Catalogne.

Faut-il s’inquiéter ?

S’il est surveillé de près par les scientifiques, c’est que le variant “Flirt”, semble plus contagieux et résistant aux vaccins que la souche précédente, faisant redouter une hausse importante des cas au cours de l’été. Or, d’après le virologue de l’Université de Columbia, David Ho, ses différences avec le variant précédent pourraient le rendre “plus efficace pour échapper à nos défenses immunitaires”.

“S’il est encore trop tôt pour le dire (…) le KP.2 et ses proches provoqueront probablement une augmentation du nombre de cas, mais (mon) intuition est que ce ne sera pas une grande vague”, écrit notamment le Dr Eric Topol, vice-président exécutif du centre de recherche biomédicale américain Scripps Research, par le Time Magazine. Et de détailler : “Le virus n’a pas suffisamment muté pour devenir très différent des souches précédentes”.  S’agissant des symptômes, des chercheurs de l’université Johns–Hopkins de Baltimore, se veulent également rassurants dans leur analyse partagée fin mai, évoquant des manifestations déjà connues du virus. “Nous ne voyons rien de nouveau ou de différent. Nous continuons de voir des maladies bénignes. Ce n’est probablement pas parce que le virus est plus bénin, mais parce que notre immunité est désormais beaucoup plus forte. Après des années de vaccinations et d’infections, la majeure partie de la population est plus à même de combattre une infection”.

Tenant compte de ces facteurs, l’OMS a déjà demandé aux sociétés pharmaceutiques d’adapter les vaccins, selon le média catalan El National

D’ici là, les experts à la vigilance et à la poursuite des gestes barrières. Pour rappel, en France, une nouvelle campagne de vaccination à destination des plus fragiles a débuté le 15 avril dernier.

Avec Tf1info

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