La Guinée-Bissau traverse une nouvelle zone de turbulences politiques. Trois jours seulement après l’élection présidentielle, la situation s’est brutalement dégradée dans la capitale, Bissau. Des tirs nourris ont été entendus dans l’après-midi aux abords du palais présidentiel, provoquant panique et confusion parmi la population.
Selon plusieurs témoins, des unités de soldats lourdement armés patrouillent désormais dans plusieurs quartiers sensibles de la ville, signe apparent d’un mouvement insurrectionnel coordonné.
Le Président Embaló affirme avoir été arrêté
Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le Président Umaro Sissoco Embaló a déclaré avoir été arrêté aux environs de midi, alors qu’il se trouvait dans son bureau au palais présidentiel. Une information qui, si elle se confirme, marque un tournant majeur dans cette nouvelle crise politique.
Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les forces impliquées, mais les premières indications laissent penser à une tentative de coup d’État en cours.
Un climat politique déjà fragile
La Guinée-Bissau, coutumière des tensions institutionnelles et militaires, semblait déjà fragilisée par les contestations liées aux résultats de l’élection présidentielle. Ce nouvel épisode risque d’aggraver l’instabilité du pays et de provoquer une réaction de la communauté internationale.
Pour l’instant, la population reste dans l’incertitude, tandis que les appels au calme se multiplient. La situation demeure extrêmement évolutive, et de nouvelles informations sont attendues dans les prochaines heures.
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