Le procureur général de la République de Guinée-Bissau, Amadu Tidjane Baldé, a douché les derniers espoirs d’une issue rapide à la crise politique. Face à la presse, ce mercredi 11 décembre, à l’issue d’une inspection complète du siège de la Commission nationale électorale, il a affirmé qu’il n’existait “aucune condition technique ou matérielle pour reprendre ou conclure le processus électoral interrompu”.
Selon lui, les dégâts causés par l’invasion armée du bâtiment, survenue quelques heures avant la publication des résultats provisoires des élections du 23 novembre, rendent impossible toute tentative de reconstitution des données. Une partie essentielle du matériel électoral et des registres de dépouillement a été “confisquée par des hommes armés”, a-t-il précisé, soulignant l’absence totale d’éléments fiables permettant d’établir les résultats, informe Le Soleil.



