L’ancien ministre équato-guinéen de l’Économie, Baltasar Engonga, est dans le viseur de la justice. Lors de son procès en cours, le parquet a requis une lourde peine de 18 ans de prison ferme à son encontre, l’accusant de corruption, détournement de fonds publics et abus de pouvoir.
Ce mardi, au tribunal de Malabo, l’affaire Baltasar Engonga a connu un tournant majeur. Ancien pilier du gouvernement et longtemps considéré comme proche du pouvoir, il est désormais confronté à des accusations graves liées à sa gestion lorsqu’il occupait de hautes fonctions économiques.
Le procureur a soutenu que M. Engonga aurait détourné plusieurs millions de francs CFA destinés à des projets publics, notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Les documents versés au dossier évoquent un système de surfacturation et de montages financiers opaques.
Les avocats de la défense dénoncent un procès politique visant à éliminer un ancien influent devenu gênant. Ils réclament la relaxe pure et simple de leur client, arguant de l’absence de preuves irréfutables.
Le verdict est attendu dans les prochains jours. Ce procès, très suivi dans le pays et au-delà, illustre la volonté affichée par Malabo de lutter contre la corruption… mais certains y voient une justice à géométrie variable.
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