
Après l’enquête publiée par le journal britannique The Guardian la semaine dernière, la justice a ouvert une enquête sur des viols et agressions sexuelles présumés qui auraient été commis par le président de la fédération haïtienne (FHF) de football sur des joueuses mineures.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La police judiciaire et la brigade de protection des mineurs ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur les présumés crimes sexuels qui auraient été commis au centre d’entraînement national.
Une procédure que le président de la fédération visé par ces allégations, souhaite voir aboutir pour, dit-il, laver son nom et celui d’Haïti. « La seule façon d’arrêter ce scandale de montages tous azimuts qui crée une grande confusion et qui alimente le scandale, c’est justement de nous diriger vers la recherche et de faire sortir la vérité, estime-t-il. Il y a eu seulement un gros scandale, mais pas de victime, pas de plainte, pas de lieu… Aucun rapport, aucune constitution des faits, et c’est à cela que nous voulons arriver. »
Le président de la fédération haïtienne de football annonce qu’il va lui porter plainte à Paris contre le journaliste français qui a contribué à l’enquête publiée dans le Guardian.
Dans son enquête publiée jeudi 30 avril, le journal britannique The Guardian affirmait que de jeunes joueuses y avaient subi des viols ou des agressions sexuelles au cours des cinq dernières années. Sous couvert d’anonymat, des victimes présumées révélaient dans le quotidien qu’au moins deux joueuses mineures auraient avorté suite à des viols commis par Yves Jean-Bart dans le complexe sportif, situé en périphérie de Port-au-Prince.
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En Haïti, des activistes du secteur des droits de l’homme et des droits des femmes qui ont commencé à mener leurs enquêtes sur ces allégations de crimes sexuels déplorent l’omerta qui règne dans le milieu du foot.



