Le chef du parquet de Port-au-Prince avait assuré qu’il disposait de suffisamment d’éléments compromettants, notamment des appels téléphoniques entre le chef du gouvernement et l’un des principaux suspects.
Limogeage contre menace d’inculpation : la passe d’armes fut terrible, mardi 14 septembre, en Haïti, entre le chef du parquet de Port-au-Prince, Bed-Ford Claude, et le premier ministre, Ariel Henry, exposant au grand jour les luttes intestines à la tête du pays le plus pauvre d’Amérique.
Le premier, commissaire du gouvernement de Port-au-Prince – équivalent du procureur –, a demandé dans la matinée au juge enquêtant sur le meurtre du président Jovenel Moïse d’inculper le second, en raison d’appels téléphoniques que celui-ci aurait eus avec l’un des principaux suspects dans l’affaire.
Bed-Ford Claude a aussi exigé qu’Ariel Henry soit interdit de quitter le territoire haïtien, « en raison de la gravité des faits exposés ». Il avait assuré qu’il disposait de suffisamment d’éléments compromettants.
Avec le monde et Afp



