Auteur d’un match stratosphérique face au Real Madrid pour son premier match de Ligue des Champions avec le maillot du PSG, Idrissa Gueye a conquis le monde du ballon rond.
Ce jeudi matin, tous les médias s’accordaient à l’unisson pour évoquer la superbe performance des hommes de Thomas Tuchel face à l’équipe dépassée de Zinédine Zidane. Mais aussi pour valoriser les prestations de deux hommes : Angel Di Maria, auteur d’un doublé d’abord, mais dont le monde connaît déjà les coups d’éclat sur la scène européenne. Et puis, Idrissa Gueye.
Je suis absolument sur le cul. Je bouffe beaucoup de matchs de football, mais la performance de Gueye me laisse absolument sans voix. Absolument partout. Placement. Intensité. Qualité technique. Ça fait longtemps que je n’avais pas été aussi surpris et impressionné.
Alors non, l’international sénégalais ne nous surprend pas vraiment. Il suffisait de voir l’aura du joueur, la reconnaissance du public des Toffees, sa montée en puissance depuis son exil de la Ligue 1, pour voir qu’il était devenu l’un des meilleurs à son poste de l’autre côté de la Manche. Un bijou volé cet été à Everton, orphelin d’un taulier.
Mais ce mercredi soir, la confrontation face au Real Madrid a certainement permis au grand public de découvrir celui qui était le chainon manquant à ce Paris Saint-Germain, un virtuose de l’ombre. Aligné en relayeur droit, soutenu par Marquinhos derrière lui et Marco Verratti à sa gauche, il n’a fait qu’une bouchée des Madrilènes, muselant l’influence de Benzema de Kroos ou d’Hazard. Rien que ça.
Car sur la pelouse du Parc des Princes, Gana a tout fait : récupérer, intercepter, harceler et presser jusqu’à étouffer l’adversaire. Mais il a aussi distribué, relancé, taclé, servi à merveille et participé à toutes les actions offensives, combinant sans rougir avec Verratti ou Di Maria. Meilleur joueur de l’équipe francilienne dans quasiment tous les domaines, le milieu de terrain a rayonné sur un Parc resté trop longtemps orphelin de ses Matuidi ou Motta, et en devenant un successeur décidé à allier leurs qualités sur le rectangle vert.
Infatigable mercenaire, Idrissa Gueye n’offre-t-il pas finalement tout ce que le club de la capitale cherchait depuis tant d’années pour ouvrir la voie en Ligue des Champions ? Une humilité de tous les instants, une abnégation incessante, une vraie rigueur tactique, une technique capable de s’élever avec l’intensité, et une dévotion sans failles au collectif.
Forcément, difficile de ne pas saluer le travail monstrueux de l’ancien Lillois. Après la rencontre, toute son équipe s’est d’ailleurs accordée à lui offrir des éloges bien mérités.
Au terme de la rencontre, un seul homme n’a pas tenu à mettre en exergue le travail de ce nouveau patron du milieu : le principal intéressé. « Ce ne sont pas les individualités qui ont fait la différence, mais l’équipe. (…) Individuellement, c’est plus facile quand tout le monde travaille ensemble », minimisait ainsi Gueye en zone mixte. Une chose est sûre désormais : c’est que tout le monde travaille bien mieux quand le n°27 est dans les parages.




