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JO-2016: Bolt et Gatlin ont rendez-vous sur 100 m, un duel chargé de symboles

Bolt contre Gatlin, le yin contre le yang, le bon contre le “bad boy”: les Jeux ne seraient pas tout à fait olympiques sans la finale du 100 m, événement planétaire où sont attendus dimanche soir le Jamaïcain et l’Américain, pour un duel chargé de symboles.

Ce sont les 10 secondes les plus attendues des Jeux qui vont s’égrener sur le tartan du stade olympique de Rio, dans le quartier de Maracana.

Elles valent plus que de l’or pour la superstar Usain Bolt, qui veut signer une performance inégalée: s’imposer pour la troisième fois d’affilée sur le 100 m olympique, dont les demi-finales puis la finale auront lieu à 21h00 et 22h25 locales, soit en pleine nuit en Europe (02h00 et 03h25).

Bolt vise même un triple-triple de folie, en remportant ensuite le 200 m et le 4×100 m, comme à Pékin en 2008 et à Londres il y a quatre ans.

Côté Bleu, Jimmy Vicaut et Christophe Lemaitre sont certes qualifiés pour les demi-finales du 100 m, et une place en finale est pourquoi pas envisageable, notamment pour Vicaut. Mais il est très peu probable qu’un podium dans l’épreuve reine des Jeux vienne enrichir le butin français de 20 médailles dont 5 en or.

Bolt, lui, a frappé les esprits en série samedi. Sa course a rassuré les inquiets, ou inquiété ceux qui rêvent de sa défaite: 10 sec 07, en terminant en petites foulées ou presque.

– Le dopage, encore –

Mais le Jamaïcain ne sera pas seul. Car un bon scénario exige des personnages : un bon, une brute et un truand par exemple. Les trois devraient être là dimanche soir: Bolt, la star planétaire adorée; Yohann “The Beast” Blake, son compatriote et son tombeur aux Mondiaux-2011; et Justin Gatlin, le “bad boy” américain, l’ex-dopé suspendu dix ans et finalement revenu dans le circuit après avoir vu sa peine réduite à cinq ans.

Symboliquement, une victoire de Gatlin sur Bolt, jamais contrôlé positif à ce jour, fragiliserait encore un peu plus une discipline très abîmée par les scandales de dopage.

Conscient de ce contexte sombre, le Jamaïcain n’hésite pas à se poser en rayon de soleil de son sport: “L’athlétisme a besoin que je gagne à Rio et que je sois le meilleur”, assure-t-il dans une interview au journal français Aujourd’hui en France/Le Parisien, réalisée en juillet et publiée dimanche.

De fait, les histoires de dopage n’en finissent pas de troubler les Jeux.

Samedi, la Russe Darya Klishina a ainsi été exclue de la compétition au terme d’un surprenant revirement de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Elle était pourtant la seule des 68 athlètes russes à avoir échappé à l’exclusion.

Initialement épargnée car elle s’entraîne depuis 2013 aux Etats-Unis, elle a finalement été sanctionnée à son tour, sur la base d’une “nouvelle information”, vraisemblablement issue du fameux rapport McLaren sur le dopage d’Etat russe.

– France: épée et planche à voile? –

Klishina a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui doit rendre son verdict d’ici dimanche minuit. Juste avant ou juste après le sacre de l’homme le plus rapide du monde.

En attendant ce 100 m 100% testostérone, la même longueur a été courue samedi, dans sa version au féminin. Mauvais augure pour Bolt? C’est une Jamaïcaine qui s’est imposée, mais pas celle qu’on attendait: Elaine Thompson a détrôné Shelly-Ann Fraser-Pryce, pourtant double tenante du titre.

Enfin, sur 400 m, trois as seront sur la ligne de départ dimanche, l’Américain LaShawn Merritt, le Grenadin Kirani James et le Sud-Africain Wayne Van Niekerk. Au vu des demi-finales samedi, le vieux record du monde de Michael Johnson, la “locomotive de Waco”, pourrait même trembler.

Autre frisson, d’émotion celui-là: les JO ont dit adieu samedi à l’un de leurs plus grands champions, sur une dernière course et une dernière victoire. Michael Phelps a tiré sa révérence à 31 ans après avoir remporté le relais 4X100 m quatre nages. Sa 28e médaille, la 23e en or et la 1.001e de l’histoire olympique des Etats-Unis.

A l’issue de la première semaine des jeux Olympiques, la France, elle, voit a priori s’éloigner l’objectif du record de médailles de Pékin (41), même si trois nouvelles breloques sont d’ores et déjà assurées de tomber dans l’escarcelle bleue: la médaille de bronze d’Alexis Raynaud, en carabine à 50 m trois positions, celle de bronze aussi de Pierre Le Coq en planche à voile, et pourquoi pas l’or à venir pour les épéistes, qualifiés en finale après leur victoire en demi contre les Hongrois.

Et une dernière médaille pourrait encore suivre dans l’après-midi avec la véliplanchiste Charline Picon, toujours dans la baie de Guanabara.

Quant aux basketteurs de Tony Parker, ils savent que leur duel contre les Américains à 14h15 (19h15 françaises) est a priori perdu d’avance, même si la Dream Team ne fait plus vraiment rêver et ne semble surtout plus invincible, avec deux victoires de 10 points et 3 points seulement contre l’Australie et la Serbie !

Afp

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