La révocation de Karim Khan par 82 des 125 États parties à la Cour pénale internationale (CPI) n’a pas mis fin aux pressions exercées contre l’institution. À peine deux jours après ce vote, les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de s’opposer fermement à la Cour.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a annoncé qu’il se rendrait à Washington le lundi 27 juillet pour rencontrer le secrétaire d’État américain, Marco Rubio. Lors d’un entretien téléphonique préalable, ce dernier aurait réitéré “la détermination de l’Amérique à agir avec fermeté” contre la CPI.
Selon les informations relayées par nos confrères de RFI, cette position s’inscrit dans la continuité de la politique américaine. À la mi-juillet, Marco Rubio avait déclaré vouloir “démanteler” la Cour “brique par brique”. Washington a déjà imposé des sanctions à onze magistrats de la CPI, dont Karim Khan, en raison des enquêtes portant sur les crimes présumés commis par les États-Unis en Afghanistan et par Israël dans les territoires palestiniens.
Réagissant au départ de l’ancien procureur, le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott, a estimé sur le réseau social X que Karim Khan “n’était qu’un rouage mineur dans cette institution irrémédiablement corrompue”, illustrant la fermeté de la position américaine à l’égard de la Cour.
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