Championnes d’Europe en titre, les Néerlandaises ont bénéficié de l’essor de la pratique féminine dans leur pays. Elles disputeront leur première demi-finale d’un Mondial contre les Suédoises, à Lyon, mercredi 3 juillet.
Kirsten van de Ven est une dirigeante comblée. Manageuse du football féminin à la Fédération de football des Pays-Bas (KNVB), l’ex-internationale (2005-2016) de 34 ans se réjouit de voir les Lionnes oranje disputer leur première demi-finale d’une Coupe du monde, mercredi 3 juillet à Lyon, contre les Suédoises, victorieuses contre toute attente des favorites allemandes en quarts.
Cette performance est d’autant plus historique que les Néerlandaises (huitièmes au classement de la Fédération internationale de football), en constante progression depuis leur titre de championnes d’Europe acquis à la « maison » en 2017, ne participent au tournoi planétaire que pour la deuxième fois. Lors de l’édition 2015, au Canada, elles avaient été éliminées en huitièmes de finale.
« Les gens aiment vraiment cette équipe, la manière dont elle joue,confie Mme van de Ven. Aux Pays-Bas, des millions de personnes regardent ses matchs à la télévision. Beaucoup de supporteurs sont venus en France. Cette belle Coupe du monde va aider la fédération à développer encore davantage le football féminin. »
Vitrines de l’essor récent de la pratique féminine aux Pays-Bas, les joueuses de la sélectionneuse Sarina Wiegman réalisent un parcours sans faute en France. Tombeuses (2-0) en toute sérénité de l’Italie en quarts après avoir fait chuter (2-1) les vice-championnes du monde japonaises au tour précédent, les Néerlandaises se sont aussi qualifiées pour la première fois pour les Jeux olympiques, qu’elles disputeront à Tokyo, en 2020.
« Je ne pouvais pas jouer au football plus jeune, alors je jouais au tennis. Et aujourd’hui, je peux aller aux Jeux en jouant au foot. C’est incroyable ! », s’est enthousiasmée Vivianne Miedema, 22 ans, meilleure buteuse (61 réalisations) de l’histoire de la sélection.



