
L’Afrique du Sud fait pression sur son voisin le Lesotho en proie à une crise politique. Une délégation sud-africaine s’est rendue sur place pendant 2 jours pour mettre fin au bras entre le Premier ministre et ses adversaires politiques. Le week-end dernier, le Premier ministre Thomas Thabane avait déployé l’armée dans les rues de la capitale.
L’armée – déployée ce week-end par le Premier ministre Thomas Thabane – est retournée dans ses casernes. Et selon un communiqué de la délégation sud-africaine, le gouvernement de coalition s’engage à permettre un retrait « digne, élégant et sûr » du Premier ministre.
Depuis sa mise en cause dans le meurtre de son ex-femme, le Premier ministre a été lâché par son propre parti. Agé de 80 ans, il avait promis de partir à la retraite, mais son parti ainsi que l’opposition le soupçonnent de vouloir gagner du temps pour organiser son impunité judiciaire. Ils l’accusent notamment d’avoir suspendu le Parlement pour empêcher sa destitution.
« Les actes du Premier ministre montrent clairement qu’il n’est plus apte à exercer ses fonctions », a jugé le vice président de son mouvement. « Nous lui conseillons de quitter ses fonctions avant la date qu’il a indiquée », a-t-il ajouté, « son obstination à violer la Constitution et à mépriser les décisions de justice est devenue embarrassante ».
La médiation sud-africaine a donc obtenu un nouveau statu quo. Ce texte ne précise toutefois pas de calendrier de départ pour du Premier ministre, principal point de discorde avec ses rivaux.



