La Russie a peu goûté la décision de Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, d’assouplir son règlement sur l’incitation à la violence et à la haine, en ne supprimant pas les messages hostiles à l’armée et aux dirigeants russes. « Nous continuons de ne pas autoriser des appels crédibles à la violence contre des civils russes », avait cependant fait savoir l’entreprise californienne.
Le puissant comité d’enquête de Russie a indiqué lancer ses investigations « du fait des appels illégaux aux meurtres de ressortissants russes de la part des collaborateurs de la société américaine Meta ». Le parquet russe a lui demandé de classer ce géant d’Internet comme organisation « extrémiste » et de bloquer l’accès à Instagram dans le pays.
Fin février, Meta avait par ailleurs démantelé une opération d’influence prorusse, qui utilisait de faux comptes Facebook pour tenter de diffuser massivement des articles de propagande visant l’Ukraine. Selon Ben Nimmo, le responsable de la lutte contre la désinformation de Meta, cette opération était « complexe mais n’a pas connu un grand succès ». Elle reposait sur des articles et de faux comptes créés sur de multiples plates-formes, mais n’avait pas obtenu beaucoup de visibilité.
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