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L’accusateur d’hier, dissimulateur d’aujourd’hui : une dérive grave pour la République- Par Abdoulaye Vilane

Il y a encore quelques mois, le Sénégal était abreuvé, jour et nuit, d’un discours martelé avec insistance : celui de l’existence d’une prétendue “dette cachée”, attribuée à l’ancien régime.
Ce récit, construit sans preuve publique exhaustive, a servi de fondement à une stratégie politique : semer le doute, installer la peur, fragiliser la confiance et justifier une rupture.

Aujourd’hui, la réalité rattrape ceux qui accusaient.

Ce que nous découvrons est d’une gravité extrême :
– le pouvoir actuel recourt lui-même à des mécanismes d’endettement opaques,
– contracte des engagements financiers sans transparence,
– et dissimule, de fait, les conditions réelles de ces opérations au peuple sénégalais et à ses partenaires.

*Une contradiction politique majeure*

Le parti au pouvoir, qui avait bâti sa légitimité sur la dénonciation d’une “opacité financière”, se retrouveaujourd’hui dans une position paradoxale :

celui qui accusait devient celui qui cache.

Hier, on parlait de “dette cachée”.
Aujourd’hui, on découvre des emprunts contractés dans des conditions floues, via des montages complexes, sans information claire, sans débat public, sans transparence totale.

-C’est plus qu’une incohérence.
C’est une faute politique.

Une atteinte grave à la crédibilité de l’État

La gestion de la dette n’est pas un sujet partisan.
C’est une question de souveraineté, de crédibilité et de responsabilité nationale.

En multipliant les opérations opaques :

le gouvernement affaiblit la signature financière du Sénégal ;
il dégrade la confiance des partenaires ;
il renchérit le coût du financement ;
et il engage le pays dans des trajectoires budgétaires incertaines.

On ne peut pas dénoncer l’opacité hier et la pratiquer aujourd’hui.

*Le prix sera payé par les Sénégalais*

Comme toujours, ce ne sont pas les décideurs qui paieront.
Ce sont les Sénégalais.

Par plus d’impôts,
par moins d’investissements publics,
par des services publics sous tension,
par une pression accrue sur le pouvoir d’achat.

Pendant que le pouvoir joue avec des montages financiers complexes,
le peuple, lui, subit la réalité économique.

Une gouvernance fondée sur la communication, pas sur la vérité

Ce qui se dessine aujourd’hui est préoccupant :

une gestion de la dette politisée,
des décisions prises dans l’urgence,
une communication approximative,
et une absence de cohérence stratégique.

On a voulu gouverner par le récit.
On est rattrapé par les faits.

*Appel à un réveil citoyen*

Le Parti Socialiste lance un appel solennel :

Le Sénégal mérite mieux que ces incohérences.
Le Sénégal mérite la vérité.
Le Sénégal mérite une gestion rigoureuse, transparente et responsable de ses finances publiques.

Les citoyens doivent ouvrir les yeux.
Les partenaires doivent exiger des clarifications.
Les institutions doivent jouer pleinement leur rôle.

Les faux procès d’hier et les pratiques d’aujourd’hui ne peuvent plus coexister.

*Trop de légèreté, trop de contradictions*

* Les forfanteries politiques ont assez duré.
* Les approximations ont assez coûté.
* Les incohérences ont assez affaibli le pays.

On ne construit pas un État sur la dénonciation et la dissimulation.
On ne dirige pas un pays en disant une chose et en faisant son contraire.

Le Parti Socialiste restera fidèle à une ligne simple :
la vérité des faits, la rigueur de la gestion, et la défense constante de l’intérêt national.
Par devoir et par responsabilité,
President Abdoulaye VILANE

Porte-parole du Parti Socialiste

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