AccueilACCUEILL'Amérique du Nord se prépare à observer une éclipse totale

L’Amérique du Nord se prépare à observer une éclipse totale

C’est un phénomène rare et toujours spectaculaire, auquel les habitants du continent américain pourront assister aujourd’hui : la Lune sera parfaitement alignée avec la Terre et le Soleil, produisant une éclipse solaire totale. Voici tout ce que vous devez savoir sur ce spectacle céleste et comment le suivre de ce côté de l’Atlantique.

Le dernier alignement de la Lune avec la Terre et le Soleil, également visible depuis le continent américain, s’est produit le 14 octobre 2023. L’éclipse n’avait cependant pas été totale, car la Lune, alors située sur un point de son orbite proche de la Terre, apparaissait légèrement plus petite que le disque solaire dans la voûte céleste, ne le cachant que partiellement. Les observateurs du ciel ont alors pu admirer la formation d’un anneau de feu autour du disque lunaire, et une baisse de luminosité du Soleil atteignant par endroit jusqu’à 10 % de sa luminosité habituelle, au pic de l’éclipse.

L’éclipse solaire du 8 avril 2024 plongera quant à elle certaines régions dans une nuit totale durant plusieurs minutes : cette fois-ci, la Lune sera légèrement plus éloignée de la Terre, et le disque lunaire pourra ainsi totalement éclipser le disque solaire. On parle alors d’éclipse solaire totale.

Si le phénomène sera sans aucun doute sensationnel, il ne sera aisément observable que depuis le Mexique, les États-Unis et le Canada. La bande de totalité de l’éclipse (qui correspond, sur la surface de la Terre, aux régions où la totalité de l’éclipse sera visible), relativement étroite, s’étirera dans une direction nord-est de la côte pacifique du Mexique vers la côte atlantique du sud du Canada. Elle traversera notamment les villes de Mazatlan et Torreon au Mexique, de Kerville, Dallas ou encore Cleveland aux États-Unis, et de Montréal au Canada. Dans les régions bordant la bande de totalité de l’éclipse, le disque solaire ne sera que partiellement caché par la Lune. La baisse de luminosité sera alors de moins en moins intense au fur et à mesure que l’on s’en éloigne : la ville de Seattle, au nord-ouest des États-Unis, ne subira par exemple une perte de luminosité que d’environ 25 %. La Nasa a mis à disposition une carte interactive permettant d’estimer l’intensité de l’éclipse depuis un point d’observation donné.

Les observateurs situés près de la côte pacifique du Mexique pourront commencer à observer l’éclipse à 11 h 07 PDT (soit 20 h 07 heure française), tandis que les observateurs situés sur la côte atlantique du Canada pourront observer la sortie de l’éclipse du continent américain à 17 h 16 NDT (soit 21 h 46 heure française). Attention toutefois, même si la Lune cachera brièvement la totalité du disque solaire, la sécurité reste de mise. Y compris pendant la brève phase totale de l’éclipse, lorsque la Lune bloque complètement la lumière du Soleil, il n’est pas conseillé de regarder directement le Soleil sans protection oculaire spécialisée dans l’observation solaire. Le fait de regarder n’importe quelle partie du soleil à travers un objectif de caméra, des jumelles, ou un télescope sans filtre solaire peut causer de graves blessures aux yeux. Lors des phases partielles de l’éclipse (qui se produisent avant et après la phase de totalité), il est nécessaire de regarder le phénomène à travers de lunettes solaires homologuées. L’éclipse sera retransmise en direct le jour J sur la chaîne Youtube de la Nasa.

Si l’éclipse totale fournira un magnifique spectacle aux amoureux du ciel, les scientifiques ne comptent pas se contenter d’une observation uniquement esthétique. L’éclipse leur permettra notamment de mener des études sur le Soleil, la Terre et leurs interactions, et la Nasa prévoit plusieurs missions à cet effet.

Parmi ses nombreux projets, l’Agence spatiale américaine souhaite capturer des images de l’éclipse depuis la haute atmosphère (à environ 15 kilomètres d’altitude) à l’aide de son observatoire aérien WB-57. Les observations, capturées en lumières infrarouge et visible à haute résolution et à grande vitesse, pourraient notamment aider à étudier un anneau de poussière autour du Soleil, et à rechercher des astéroïdes qui pourraient orbiter près de notre Étoile. L’observatoire aérien sera également équipé de spectromètres, afin d’étudier les origines du vent solaire.

Avec Futura-sciences

FastCMP Trace Pixel

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PUBLICITE

spot_img

PODCASTS

Recent Comments