Lettre ouverte à Mme Aida Mbodj
Mme le ministre,
Ces derniers jours, vous êtes devenue l’une des personnalités politiques les plus en courues du landerneau ! Le contexte pré-électoral est le principal déclencheur de l’historique et du logique sujet d’intérêt national que vous êtes. Médias, hommes politiques du pouvoir comme de l’opposition, membres de la société civile et citoyens lambda, suivent vos moindres mouvements et guettent votre très attendue résolution concernant le candidat de la coalition présidentielle que vous allez soutenir pour l’élection du 24 février prochain.
Idrissa Seck, Macky Sall, Ousmane Sonko entre autres, ont déjà manifesté leur souhait, par leurs déplacements respectifs à votre domicile, d’obtenir votre précieux accompagnement.
Mme le ministre, connaissant votre grande expérience de la gestion de l’état et conscient de votre carnet d’adresse fourni aux niveaux national et international, force est de constater que vous êtes un patrimoine commun dont le Sénégal a tant besoin. Ce Sénégal Mme le ministre, est de nos jours, à la croisée des chemins, s’il est besoin de le rappeler. C’est depuis le président Diouf que je vous ai vue Mme, du point de vue institutionnel comme du point de vue politique, participer à la consolidation de l’état de droit pour un Sénégal meilleur dans le concert des nations. Le parti socialiste retient encore de vous l’animatrice des grands combats qui ouvrirent les yeux à Diouf jusqu’à l’avènement du multipartisme et du boom médiatique dont notre pays fit l’objet à partir du milieu des années 1990. Vous êtes aussi un des principaux artisans de la matérialisation de l’émancipation de la femme. Et depuis, le Sénégal ne cesse de s’en porte que mieux.
Le président Wade, en fin politique très engagé à l’époque pour le développement de notre pays, fit très tôt appel à vous quelques années seulement après son accession à la magistrature suprême. Dans un élan patriotique, vous aviez accepté, Mme, la main tendue du Pape du “Sopi”. Ainsi, de 2004 à 2006, vous êtes ministre de la femme, de la famille et du développement social dans le gouvernement du premier ministre Macky Sall. Vos compétences vous propulsent et votre efficace travail pour les femmes de notre pays porta ses fruits. D’infinis projets et programmes sont conçus, encadrés et financés. Les femmes du Sénégal vous portent et affichent leur entière satisfaction vis-à-vis de la tutelle. C’est la raison pour laquelle de 2006 à 2007, le président Wade vous confirme et vous renforce au second gouvernement que dirige encore Macky Sall. En effet, Mme le ministre, à votre département, on avait greffé l’Entrepreneuriat féminin”. Et vos prouesses parlèrent d’elles-mêmes. De 2007 à 2009 vous vous retrouvez comme député. L’assemblée nationale retiendra de votre mandature, l’une des meilleures députés de l’histoire politique du Sénégal. Tellement vos interventions étaient riches de contenus et avaient impacté sur le mieux-être de nos braves compatriotes de l’intérieur surtout. De 2009 à 2012, Mme, vous êtes encore nommée au département ministériel de la transformation alimentaire et des produits agricoles. Vous constaterez ainsi Mme, que dans ma présente lettre ouverte, je ne me focalise pas trop sur le côté politique de votre autorité, mais celui institutionnel. Cela, pour motiver le motif principal pour lequel je me suis résolu prendre ma plume pour vous écrire.
Mme le ministre, c’est en tant que jeune citoyen, fonctionnaire, responsable politique en herbe, que je me fais l’honneur de vous inviter solennellement à rejoindre le président Macky Sall ! Cela, afin de l’aider, grâce à votre immense expérience de l’état et de la politique, à gagner la présidentielle et à développer avec vous, le Sénégal que nous avons en partage ! Au regard du résumé succinct des hautes fonctions que vous avez occupées dans notre pays, il va s’en dire qu’aucune proposition d’un quelconque privilège ne saurait avoir raison de votre profil, de votre sens de la morale et de l’éthique républicaines, Mme le maire, présidente du conseil départemental de Bambey. Je vous ai donc toujours suivie et de vous, j’ai fini de faire une référence, digne héritière des femmes de Nder, des Léna Fall Diagne, Aram Diène, Mantoulaye Diène et autres icones du grand Sénégal. Sur ce plan ci, il n’est nul besoin de trop s’épancher, Mme le ministre. Car, au-delà de ces modestes rappels, vous êtes liée au président Sall par plus fort que la chose politique, à savoir, une réelle parenté. En effet, malgré votre opposition d’alors, vous l’avez toujours traité de frère. Jusqu’à ce jour de 2012 à la salle des fêtes de la mairie de Fatick où nous étions présents dans le cadre d’une de vos tournée avec l’ambitieuse campagne “Ma carte ma caution”. Mme, en 2017 lors de la campagne électorale pour les élections législatives, vous avez choisi d’ouvrir la vôtre par Fatick. Ce jour-là, malgré un accueil houleux des partisans de l’actuel président de la république, vous avez su garder votre sérénité et appelé les uns et les autres au calme. Et nous vous avons accompagnée faire vos visites à Ndiaye Ndiaye chez le vieux Doudou Gningue, à Daral chez la famille Sokhna et à Logandème chez l’honorable député Yaye Mane Albiss. En ma qualité de coordonnateur, à l’époque, du grand parti dans la commune de Fatick, j’ai été témoin du coup de fil que vous avez adressé au ministre de l’intérieur de l’époque M. Abdoulaye Daouda Diallo qui, sur instruction du président Sall, fit immédiatement envoyer des éléments du commissariat de police de Fatick, facilitant du coup la suite de votre tournée. Sur les liens purement familiaux entre vous et le président, personne mieux que vous, ne pourra en dire plus. Votre examen de conscience fera donc le reste, Mme le ministre ! Cependant, et c’est le dernier aspect de mon mot Mme le ministre, je suis convaincu que vous portez les populations sérères du Sine comme vos propres parents depuis les origines, donc ce sont vos sœurs et frères de cœur et de sang. Cette assurance, j’ai plusieurs fois eu la chance de l’entendre de vous-même et devant vous-même, chère Mme.
Pour toutes les raisons évoquées de façon si ramassée, je vous en conjure Mme le ministre, veuillez mettre, comme de coutume, le Sénégal, notre Sénégal, au-dessus de tout ! Acceptez, Mme, la solennelle et patriotique invite du président, afin de venir l’aider à parachever le grand chantier de l’émergence d’un Sénégal de tous, d’un Sénégal pour tous. Le mandat à venir du président Sall est plus que décisive. Et par conséquent, notre pays pourra compter sur votre capital compétence, pour décoller et surtout faire le plein dans la prise en charge de la femme, qui figure en bonne place dans la mise en œuvre du PSE 2 !
Cordialement à vous, Mme le Ministre !
Mamadou Biguine Gueye
Coordonnateur national du mouvement Malaw



