Alors que les États-Unis poursuivent leurs frappes contre l’Iran pour la onzième nuit consécutive et que Téhéran étend son offensive contre les États du Golfe, le Pakistan multiplie les initiatives diplomatiques pour tenter de relancer l’accord intérimaire entre les deux parties, désormais en échec.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exprimé sa “plus profonde préoccupation” face à l’escalade des tensions, appelant “toutes les parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir d’actions susceptibles de déstabiliser davantage la région”, selon un communiqué publié par son bureau sur le réseau social X.
Cette déclaration intervient après des entretiens à huis clos entre Shehbaz Sharif et le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni. Ce dernier s’est également entretenu avec le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, considéré comme l’un des principaux artisans de l’accord intérimaire conclu le mois dernier entre Washington et Téhéran.
Malgré ces efforts de médiation, le président américain Donald Trump a affirmé mardi que Washington n’avait “aucun intérêt” à reprendre, pour l’instant, des négociations avec l’Iran. Il a toutefois laissé planer la menace d’une nouvelle escalade en évoquant de possibles frappes américaines près des principaux sites iraniens d’enrichissement d’uranium.
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