Cette intervention consisterait, selon le Pentagone, à livrer du matériel militaire et ainsi de violer de l’embargo des Nations unies sur les armes en la Libye. Ces dernières semaines, les États-Unis ont plusieurs fois publié des communiqués pour dénoncer l’implication russe en Libye. Ce que le Kremlin a toujours réfuté.
Des images satellites diffusées par le Pentagone montrent, selon les Américains, plusieurs avions de chasse, des véhicules armés de batteries antiaériennes, et un véhicule blindé, pouvant résister à l’explosion de mines. Photos qui auraient été prises à Syrte et sur la base aérienne d’Al-Khadim, dans l’est de la Libye.
Les États-Unis estiment que ce matériel militaire est envoyé au groupe Wagner, un groupe privé de mercenaires russes réputé proche du président Vladimir Poutine et opérant sur le front libyen aux côtés du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen, qui essaie de conquérir Tripoli par la force depuis plus d’un an.
Selon un rapport des Nations unies, ces mercenaires seraient plus d’un millier en Libye. Et la semaine dernière, l’Africom, le commandement américain pour l’Afrique, accusait déjà le groupe Wagner d’avoir poser des mines à Tripoli et aux environs.
Dans son communiqué, l’Africom affirme que « la Russie utilise le groupe Wagner en Libye pour établir une présence à long terme sur la mer Méditerranée ».
Jusqu’à présent, Moscou a toujours démenti ces accusations. Mais pour Washington, « l’implication de la Russie est évidente et le Kremlin ment à chaque fois qu’il le nie ».
rfi



